La taxe sur l'activité professionnelle TAP est une « énorme » charge qui affecte le développement et la capacité d'investissements des entreprises, estime Slim Othmani, président du Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise CARE. Il a appelé, en outre, à la mise en place d'une cellule de crise au niveau de la Présidence de la République pour réfléchir sur les questions de la croissance et de l'investissement.
Le Cercle d'action et de réflexion autour de l'entreprise (CARE) a appelé par le biais de son président, M. Slim Othmani, les pouvoirs publics algériens à « repenser » la taxe sur l'activité professionnelle (TAP), fixée à 2 % du chiffre d'affaires des entreprises. C'est une charge « énorme » pour une entreprise qui génère un résultat net de 4 à 5 % du chiffre d'affaires, a souligné le président du Care, ce matin à la radio chaine III.
Selon lui, la TAP, telle qu'elle est appliquée actuellement, est une « aberration qui affecte la compétitivité de l'entreprise et sa capacité d'investissement ». Il a proposé à ce que cette taxe soit « plafonnée » en valeur absolue et non pas en pourcentage. Il a proposé aussi d'introduire plus de flexibilité dans l'application de cette taxe en prenant en compte les spécificités de chaque secteur d'activité. Mais avant de procéder à des changements, il faut que les autorités et l'APN cessent de voir la TAP comme un « dogme » en évoquant à chaque fois le fait que l'argent de cette taxe est destiné aux collectivités. Il a plaidé, également, en faveur de la révision de la règle des 51/49 % appliquée, selon lui, « brutalement ». Et d'ajouter que « l'économie algérienne a besoin d'accélérer le processus d'apprentissage en faisant appel aux IDE.
« Signal fort et audible en direction des rouages inférieur de l'administration »
Slim Othmani, patron de NCA Rouïba, a indiqué, par ailleurs, avoir décelé une volonté chez les pouvoirs publics algériens d'«écouter » les opérateurs privés. Mais cette volonté est contrariée par la persistance des « blocages bureaucratiques », dit-il en déplorant « l'inexistence » de la culture de l'entreprise privée dans les rouages de l'administration. Pour y remédier, il a suggéré de « sanctionner sévèrement » les auteurs des blocages et d'installer une cellule de crise au niveau de la présidence de la République pour réfléchir autour du triptyque : croissance, emploi et investissement. Une cellule placée en si haut lieu de la hiérarchie de l'Etat donnera un «signal fort et audible en direction des rouages inférieur de l'administration », a-t-il estimé. En attendant, des commissions mixtes, regroupant les pouvoirs publics et les représentants des opérateurs économiques dont le CARE, sont installées au niveau du ministère de l'Industrie de la PME et de développement des Investissements. Les commissions en question s'occupent présentement de la collecte d'informations auprès de l'ANDI, le CNIS et l'ONS, a indiqué Othmani.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Lounes Ait Mohamed
Source : www.maghrebemergent.info