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Le calvaire des passagers d'Algérie-Ferries



Le calvaire des passagers d'Algérie-Ferries
La traversée entre Alicante et Oran, programmée le 5 mai par l'Entreprise nationale de transport maritime le voyageurs Algérie-Ferries (ENMTV), a suscité le courroux de tous les voyageurs venus de toue l'Europe.Lassés par la durée du trajet, ces Algériens venus de Suède, Norvège, Belgique, Allemagne et d'autres pays ont été tout d'abord étonnés par le report d'une journée du départ, prévu le 5 mai. «Nous payons cher nos billets et nous voilà ici à attendre au parking du port sans qu'aucun responsable se manifeste pour nous expliquer les raisons de ce retard», a dénoncé ammi Mohamed, originaire de Sidi Bel Abbès, venu de Stockholm, en ajoutant : «Ils ont nos coordonnées, pourquoi ils ne nous ont pas informés '» Ensuite est venu le calvaire de l'attente au niveau du parking, où les dizaines de passagers se sont entassés avec leurs bagages. Pour s'alimenter, ils doivent descendre en ville, à Alicante, à deux kilomètres du port.Pour les habitués, c'est le taxi collectif, un clandestin algérien, pour 12 euros la course, soit près de 2000 DA, le novice payera seul. Comme le ferry est arrivé la nuit, toutes les portes de l'administration portuaire étaient fermées et les Algériens se sont retrouvés abandonnés à leur triste sort. «Les hommes et les femmes n'ont même pas trouvé un coin pour se soulager.C'est indigne ce qui nous arrive», a pesté un émigré venu de France avec sa femme pour assister à un enterrement. «Qu'on ait un peu de considération pour nous. Pourquoi nous sommes les seuls à débarquer sur ce quai alors que tous les autres ressortissants descendent ailleurs ' Je pense que les autorités sont appelées à éclairer cette situation», a fustigé un autre, qui n'a pas manqué de revenir sur le coût du billet. «Je ne sais quoi faire avec les 40 euros qu'on m'a offerts en guise d'indemnisation, alors que comparativement à l'autre communauté magrébine on paye très, très cher nos billets, au point que certaines familles ne rentrent plus collectivement au pays», a dit Abdelkader, ajoutant : «Il m'est très difficile de rassembler 3000 euros pour voyager avec ma famille.»«Comment voulez-vous que l'émigré participe au développement de l'économie nationale alors qu'il ressent de l'humiliation avant d'arriver à son pays '» s'interroge Mohamed, un cadre venu de Paris. «Je pense que si la frontière algéro-marocaine était ouverte, aucun émigré ne voyagera sur Algérie Ferries», a conclu un autre.


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