Elles sont "à la pelle", surtout les finitions, à en croire les relogés.À la veille du mois sacré de Ramadhan, une famille en détresse a posté une vidéo sur les réseaux sociaux pour dénoncer le calvaire qu'elle endure depuis plusieurs mois suite au tassement du sol de plusieurs pièces de leur F3 situé au rez-de-chaussée d'un immeuble de 5 étages. Cet immeuble se trouvant à la cité des 400 familles relogées à Oued Tlélat en provenance du quartier populaire de Medioni (Oran). "Un sol qui s'affaisse avec le béton et les dalles de sol effondrées, odeurs nauséabondes et danger majeur pour toute la famille", rappelle un jeune voisin.
En fait, c'est la deuxième fois que des désordres sur les dalles de sol se produisent dans cette même cité, puisqu'il y a plus d'un an, le sol d'une cage d'escalier s'est effondré causant des dégâts importants. Il a fallu à chaque fois l'intervention des autorités locales et l'OPGI pour y remédier en lançant des travaux de réhabilitation. D'autre part, il y a quelques mois, un mur extérieur d'un F3 du 3e étage au pôle urbain d'Oued Tlélat s'est détaché et s'effondrant sur 10 m de hauteur, et Dieu merci, aucune victime à déplorer.
Les malfaçons sont "à la pelle", concernant surtout les finitions, à en croire les relogés : "Dalles de sol, plinthes, crépissage, plâtre, briques mal réalisées ou mal posées, mauvais travaux d'installation de gaz, d'électricité, d'eau potable et des réseaux d'assainissement avec choix de matériaux non conforme au cahier des charges et une main-d'?uvre non qualifiée dopent les malfaçons", souligne un cadre technique, et d'ajouter : "La sous-traitance pose aussi problème quand le contrôle n'est pas rigoureux." En effet, pour une meilleure qualité, un architecte préconise : "D'abord, des études fiables de l'assiette foncière, un suivi et un contrôle technique à la hauteur des travaux sans oublier le choix des entreprises."
D'autre part, le retard de paiement des situations par le maître d'ouvrage poussent les entreprises réalisatrices à grignoter sur les coûts en recrutant une main-d'?uvre sous-qualifiée et pas cher. Lors d'une visite de travail à la cité concernée par l'effondrement du sol citée plus haut en plein chantier, l'ex-wali d'Oran a fustigé le mauvais travail. Du coup, le manque de résiliation des contrats a été soulevé : "C'est facile de résilier un contrat. Et après ' Perdre du temps pour choisir une autre entreprise qui risque d'être pire. Alors, on tente les menaces de sanction pour booster les chantiers, car le temps presse pour reloger les familles bénéficiaires", avait confié, avec étonnement, le wali.
NOUREDDINE BENABBOU
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : BENABBOU Noureddine
Source : www.liberte-algerie.com