Qu'est-ce qui peut bien se passer au niveau de la politique de gestion d'une ville pour que des responsables des collectivités locales réussissent à user, à chaque fois, de réponses dilatoires, de nature à les mettre à l'abri d'une éventuelle éjection de leur poste ' Loin de nous le réflexe de les mettre dans une quelconque situation d'inconfort, mais force est de constater que rares sont les responsables en charge de la cité qui reconnaissent leur tort en matière de gestion d'une tâche qui leur est assignée. « C'est pas moi, c'est l'autre », une ritournelle brandie par les responsable des Epic de wilaya contre ceux qui veulent « leur nuire », en s'échinant à leur chercher des poux dans la tête. Ceux qui veulent leur « peau ».Tous les dysfonctionnements et autres carences relevés par ci par là sont le fruit, sommes-nous tenus de croire, de forces occultes... Dans ce registre, l'on est tenté de suivre la logique que les fuites d'eau et autres canalisations éventrées ne relèvent que partiellement de la Seaal dont le numéro vert ne fonctionne que les jours ouvrables. Que les travaux de réparation d'un égout éclaté, générant un cloaque à ciel ouvert, ne dépendent guère des services hygiène de l'Apc dont la mission est confinée, au plus, dans l'enregistrement de votre grief. Que les plaignants des cas de salubrité publique ' à cheval entre l'ONA et la Seaal ', aillent se lamenter auprès des services Asrout qui font vite de se laver les mains, sinon envoyer votre urgence aux calendes grecques ! Que les désagréments causés dans les zones urbaines par les moustiques, ce diptère, vecteur d'agents pathogènes, ne semblent pas impliquer l'Hurbal dont les services vous présentent leurs excuses, car ne pouvant dépêcher leurs troupes, affectées à d'autres tâches plus importantes. Que les luminaires de la voie publique soient éteints le soir pour éclairer le jour n'est pas le fait de l'Ermal.Que l'entretien de manière cyclique (excusez le pléonasme !) des jardins publics, parcs et autres points verts se fasse, selon un tri sélectif et au gré des cortèges officiels, est somme toute légitime pour l'Edeval qui s'empresse à multiplier ses effectifs de tâcherons. Que le travail de bitumage ou de revêtement de trottoir médiocrement exécuté n'est jamais la réalisation du maître d''uvre engagé. Que l'opération de remise des lieux en l'état d'une voie ayant les tripes en l'air n'incombe nullement au permissionnaire. Que les immondices décorant de jour comme de nuit nos cités, surtout en ces grandes chaleurs, ne mobilisent que partiellement Netcom est normal. Comme il est tout à fait normal que les câbles suspendus comme des lianes dans une savane fassent partie de notre décor urbain ! Sans aucun sentiment de désagrément. Sauf celui de l'agaçante presse qui fait cas, à chaque fois, en caquetant à grande gueule sur cette « féconde régression », ce brouillamini de gouvernance d'une cité où tout semble échapper aux responsable et à nous pôvres hères.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : M. Tchoubane
Source : www.elwatan.com