
La sensibilisation des paramédicaux et laborantins reste une étape essentielle pour réussir cet acte décisif dans la confirmation de l'examen accompli par le médecin. Une consultation anodine chez un médecin généraliste pour un rhume, un mal d'estomac, des douleurs rhumatismales peut conduire à des examens supplémentaires afin d'écarter le doute sur la présence d'une maladie ou au contraire la prendre en charge en temps opportun. Le plus souvent, c'est le bilan sanguin qui est demandé au patient avant toute prescription médicale. Une fois les résultats établis, la médication est commandée. L'analyse sanguine est aussi requise pour surveiller une affection chronique, de vérifier certains «facteurs» avant un éventuel acte chirurgical ou chercher un dysfonctionnement d'un organe. En fonction du diagnostic envisagé ou des organes à explorer, le médecin sollicite des tests hépatiques ou rénaux. Des problèmes infectieux ou inflammatoires exigent également des prises de sang à décomposer. Le recours à ce genre de diagnostic s'avère systématique à partir d'un certain âge ou de manière précoce selon les antécédents familiaux. Ainsi le clinicien demandera t-il à ses patients, à des intervalles réguliers, de vérifier la glycémie, le cholestérol et les riglycérides.Un dépistage qui prémunira dans quelques cas les individus vulnérables d'une complication irréversible. Considéré comme une source d'informations précieuse, le bilan sanguin, s'il est bien déchiffré, oriente le malade par le biais de son médecin vers la thérapie appropriée. «Les bilans en général sont le moyen par excellence pour mieux se connaître et prendre de bonnes décisions quant à l'état de santé», soulignent des sources médicales. Ce rôle important permet de confirmer le diagnostic d'une maladie : la cause d'une infection (virus, bactérie, parasites,...) ou une concentration anormale de certaines substances dans le sang laquelle révèle une défaillance d'un organe. Différents types d'examens adaptés à chaque cas sont accomplis en milieu hospitalier ou dans des cliniques privées. La formule sanguine, le bilan hépatique et le bilan des graisses sont les plus demandés avec le dosage de fer pour les anémiques. Leur déroulement requiert cependant des mesures en amont dans le but de garantir une lecture fiable et des résultats précis. Les spécialistes sensibilisent énormément à ce propos étant donné que des tests effectués par les laboratoires«représentent prés de 70% de l'information objective que les médecins reçoivent concernant l'état de leur patient. Ce qui renvoie consciemment au respect des procédures entourant l'obtention de tout échantillon biologique». Et de confirmer : «Certaines études montrent que jusqu'à 56% des erreurs de laboratoire se produisent durant la phase pré analytique. L'expertise du personnel effectuant les prélèvements est donc un lien charnière dans la chaîne d'activités de gestion de la qualité totale du laboratoire».Par ailleurs, les normes qui varient entre les laboratoires en raison des techniques utilisées dépistent parfois les malades. «Elles sont insérées dans une moyenne», précisent sur un autre angle des biologistes. Selon ces derniers, la phase pré analytique qui va de la prescription jusqu'à la mise à disposition de l'échantillon pour la phase analytique «est à l'origine de 85% des erreurs issues d'erreurs de manipulation». En somme, se faire prélever du sang nécessite non seulement une seringue, un tube, un peu d'alcool et du coton. La vigilance doit être omniprésente depuis le prélèvement jusqu' à la mise en examen du liquide pour éviter aux personnes des erreurs altérant le diagnostic. N. H.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Nasser Hannachi
Source : www.latribune-online.com