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Le baril de pétrole à plus de 60 dollars



Bien que rien ne soit jamais acquis sur le marché mondial du pétrole, il se dessinait depuis quelques jours, eu égard à l'allure crescendo de la tendance haussière depuis la fin octobre - début novembre, que le baril de Brent de la mer du Nord allait franchir la barre hautement psychologique des 60 dollars. C'est fait depuis hier lundi.L'optimisme suscité par les campagnes de vaccination contre la Covid-19 et les effets avérés du mécanisme de soutien des prix adopté par l'Opep+ ont dopé le cours des deux barils de référence tel que l'écrasante majorité des analystes ont été pris de court dans leurs prédictions, à l'instar du ministre algérien de l'Energie, Abdelmadjid Attar, qui, pas plus tard qu'il y a une dizaine de jours, confiait, à partir d'Oran, qu'il était possible que le prix du baril de Brent atteigne les 60 dollars au cours du deuxième semestre de cette année, mettant en exergue «l'effort extraordinaire de l'Opep+ pour maintenir le niveau de production et afin de réduire les stocks dans le monde».
Une perspective qui s'est matérialisée bien plus tôt qu'attendu, pas seulement par le ministre algérien, devrions-nous le préciser.
Tous n'ayant pas pris en compte, apparemment, la résistance dont fait preuve l'économie mondiale malgré le rebond de la pandémie, au moment même où les campagnes de vaccination s'intensifient un peu partout, sans compter la «boulimie» du premier importateur mondial de pétrole, la Chine, dont les approvisionnements, depuis le début de l'année, ont bondi dans des proportions inattendues pour doper la demande.
Hier donc, pour la réouverture du marché en Asie, le baril de Brent est passé au-delà des 60 dollars, un cours plus revu depuis une année.
En plus des facteurs ayant renforcé la stabilité du marché et des prix depuis plus de trois mois maintenant, les analystes évoquent volontiers les nouvelles en provenance de la première économie du monde, les Etats-Unis, où les nouvelles autorités du pays ont décidé de mettre les gros moyens pour faire redémarrer la machine économique, bien que les producteurs locaux continuent à prendre avec méfiance les intentions du Président Biden à l'égard de toute l'industrie pétrolière.
Tout ceci sur fond de recul des stocks de pétrole emmagasinés, notamment durant la période de crise lorsque les prix étaient au creux, suscitant de la part des acheteurs le remplissage jusqu'à ne plus savoir où le stocker.
Hier, donc, c'était comme qui dirait le début de la fin de la plus sombre année que le pétrole a vécue, mais sans que soient, pour autant, écartés tous les risques d'une rechute, la pandémie étant encore assez virulente dans de nombreux pays, même les plus influents sur l'économie mondiale.
Azedine Maktour
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