Oran - Revue de Presse

La valse des prix persiste sur les marchés d’Oran



La pomme de terre à 50 DA, la tomate à 100 Les marchands des fruits et légumes n’hésitent pas un instant à mettre en avant les récentes chutes de pluie pour justifier une incessante et inexpliquée valse des prix des fruits et légumes proposés sur le marché local d’Oran. En l’absence de réels instruments régulateurs d’un marché de fruits et légumes livré à lui même, Le consommateur oranais semble avoir depuis longtemps baissé les bras face à une anarchie du marché local qui perdure et contre laquelle aucune solution pratique ne semble jusqu’à l’heure actuelle convenir. Le marché de gros ne disposant d’aucun outil de contrôle sur les nombreux spéculateurs qui ont depuis longtemps fait main basse sur la tarification des produits de large consommation qui influe directement sur le poids d’un panier devenu léger en partie à cause des nombreuses échéances qui jalonnent l’année. Citons à titre d’exemple, le mois de Ramadan où la consommation et les prix proposés prennent des courbes à la hausse mettant la majorité des ménages dans des situations financières des plus inconfortables. Depuis la fin du mois sacré, le marché des fruits et légumes n’a pas connu une stabilité de prix et pour cause, à chaque semaine de nouveaux prix sont affichés, revus à la hausse, bien sûr. La matinée de ce mercredi n’aura pas échappé au Diktat des intermédiaires des fruits et légumes, puisque la pomme de terre, l’aliment de référence a été cédé dans l’ensemble des marchés au détail répartis à travers la ville d’Oran entre 40 et 50 dinars alors qu’au niveau du marché de gros, cette pomme de terre pour laquelle tout un programme a été mis sur pied, a été vendue à 36 dinars. Une tomate à 90 dinars au détail, 81 au prix de gros, la carotte à 60 dinars, des oignons à 30 et de la salade verte proposée à 60 dinars. Ces tarifs affichés sur les étals des légumiers confirment la morosité qui régnait sur les marchés d’Oran en cette pluvieuse matinée de fin de semaine. Ahmed, un commerçant de Souk Larbaâ à Maraval affirmera pour justifier ses prix «la pomme de terre et la tomate que je vends ne proviennent pas des chambres froides», ceci pour expliquer que ses produits sont frais et qu’ils n’étaient pas stockés. Un autre commerçant tiendra à préciser «ce matin, la marchandise est parvenue au marché de gros en quantité limitée, ce qui explique le prix élevé». Le ton était moins élevé pour ce consommateur rencontré au marché d’Eckmühl qui affirme «je viens de payer la tomate à 100 dinars et la pomme de terre à 50 dinars» avant d’enchaîner «je suis dans l’obligation de ramener le panier pour ma famille quelque soit le prix proposé». Pour revenir à la pomme de terre, il est à signaler que dans le cadre d’un programme régulateur, la pomme de terre stockée dans les chambres froides et ressortie pour parer aux augmentations enregistrées, n’aura été qu’une vaine tentative qui met au grand jour les incapacités à gérer un dossier de la pomme de terre qui se trouve du coup balayé par un simple affichage de prix qui lui reflète la réalité de l’esprit mercantile qui domine le marché local des fruits et légumes. Zitouni M.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)