Est-ce la fin du bras de fer entre les syndicalistes des enseignants du
supérieur et le ministère de tutelle ? A en croire la dernière déclaration du
CNES (conseil national des enseignants du supérieur), l'on se dirige vers un
dénouement de la crise qui secoue l'université. Le CNES dit, en tout cas, avoir
pris acte des engagements de Rachid Harraoubia quant à la satisfaction d'un
certain nombre de ses revendications socioprofessionnelles. Des revendications
que ce syndicat rappelle avoir soulevées lors de la dernière grève et qui sont
relatives notamment au régime indemnitaire, au logement ainsi qu'à la gestion
des universités. Le bureau national du CNES réuni le 3 février dernier avec le
ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique affirme
que le ministre a estimé que «le régime indemnitaire ne sera pas forfaitaire
mais plutôt un pourcentage.» «Ce pourcentage sera, selon Harraoubia, calculé par
rapport au traitement global (ce mécanisme permettra d'augmenter la valeur de
l'indemnité à chaque fois qu'il y aurait une augmentation du traitement global
à travers les changements d'échelons et/ou de grade ou une éventuelle
augmentation de la valeur du point indiciaire).» Pour les rétributions
relatives à la recherche scientifique et au développement technologique
représentant le régime variable, «le ministre a déclaré que les propositions
sont finalisées», soutient le CNES. Concernant le régime indemnitaire fixe, «le
ministre a insisté sur la nécessité de se revoir incessamment de façon sereine
dans le cadre de la commission mixte, pour revoir certains aspects de la
proposition finale afin de pouvoir déposer le dossier ainsi finalisé au niveau
des services du Premier ministère dans les semaines à venir», selon le CNES. En
outre, ce syndicat affirme que «le ministre a réitéré son engagement à utiliser
tous les moyens en sa possession pour mettre en application les décisions du
président de la République et pour obtenir un salaire digne des aspirations des
enseignants chercheurs.»
Autre point évoqué : le logement.
Le CNES dit avoir soulevé, à ce sujet, le problème récurrent des logements et
dont le transfert de bail n'est pas pris en charge par le décret du 13 juin
2006, les logements type EPLF qui ont été transférés à l'OPGI, ainsi que le
problème des 6500 logements qui n'ont pas encore été octroyés aux enseignants
non logés. Sur ces points, le CNES affirme que le ministre a informé ce
syndicat du règlement définitif du problème du transfert de bail des logements
type OPIPES et EPLF que le syndicat avait soulevés depuis plus de quatre ans.
Ainsi, le ministre a annoncé que 1682 logements sur un total de 3000 logements
ont été déjà régularisés. Le reste est en voie de régularisation. Concernant
les 6500 logements, le CNES affirme avoir reçu de la part du ministre un aperçu
sur l'état d'avancement de la première tranche du programme (3500 logements),
et il a été convenu que dans les universités où les logements sont sur le point
d'être réceptionnés, les commissions de logements se chargeront de les
distribuer en fonction des critères habituellement utilisés. Au sujet de la
deuxième tranche du programme à savoir les 3000 logements, le CNES soutient que
le ministre a fourni l'état d'avancement de l'opération, en soulignant la
difficulté d'acquisition d'assiettes de terrain dans les grandes villes mais
que tous les efforts sont déployés afin de surmonter cette difficulté. Le CNES
affirme également que le ministre lui a demandé de se rapprocher localement des
chefs d'établissements pour avoir l'état exact et en temps réel de l'avancement
de ce dossier et de lui faire part des difficultés qui obstruent sa
concrétisation.
Au sujet de la gestion et de
gouvernance, le CNES dit avoir réitéré ses revendications concernant
l'amélioration de la gestion et de la gouvernance au niveau des universités et
la nécessité de veiller à l'application des lois pour mettre fin à l'impunité
qui sévit dans certaines universités, mais aussi à doter les campus d'outils
juridiques et réglementaires à même d'assurer une totale transparence dans la
gestion. Le CNES dit prendre acte du fait que le ministre a annoncé la
promulgation de deux décrets relatifs à la création de deux commissions nationales
autonomes chargées d'évaluer la gestion des universités et la recherche
scientifique.
Ces décrets seront publiés
prochainement dans le journal officiel. Concernant le dossier relatif au
partenariat et au suivi des décisions prises dans les différentes réunions avec
la tutelle, le CNES affirme que le ministre a souhaité voir se renforcer ce
partenariat en répondant favorablement à la réactivation des commissions
mixtes. Le CNES soutient, enfin, que «le ministre a annoncé la prise en charge
de l'ensemble des situations liées au harcèlement des enseignants chercheurs
par l'administration locale dans un certain nombre d'universités et à la levée
de certains dépassements et blocages administratifs relatifs à l'exercice du
droit syndical».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : Amine L
Source : www.lequotidien-oran.com