Oran - Revue de Presse

La terre a tremblé hier à Oran Peur panique à Derb et Sidi El-Houari



Une peur panique s'est emparée des habitants de certains quartierspopulaires de la ville, dans la nuit de lundi à mardi. En effet, une secoussede magnitude 3,8 degrés sur l'échelle ouverte de Richter s'est produite à Oran,poussant plusieurs familles à abandonner leurs foyers.  Selon le Centre de recherche enastronomie astrophysique et géophysique (CRAAG), l'épicentre du séisme, quis'est produit à 00h06, a été localisé en mer, à 20 kilomètres au nord-ouest dela ville d'Oran. Si dans plusieurs quartiers, les habitants en plein sommeiln'ont rien ressenti, dans d'autres, notamment ceux à grande concentrationd'immeubles vétustes, une panique s'est emparée des locataires, qui se sontempressés de fuir de peur d'un éventuel effondrement. C'est le cas de certainshabitants de Sidi El-Houari et de Derb. Dans ce dernier quartier, des famillesavaient déjà quitté leurs habitations bien avant la secousse, car lesprécipitations de la nuit leur faisaient craindre le pire. Dans d'autrescommunes, les échos qui nous sont parvenus indiquent que les citoyens n'ont pasressenti la terre trembler. Dans la matinée d'hier, bon nombre de citoyenssemblaient étonnés à l'écoute de la nouvelle, car, affirment-ils, ils n'avaientrien ressenti. Pour de nombreuses familles, cette nuit du lundi au mardi a étécauchemardesque. Plusieurs familles habitant les vieux immeubles, dans lequartier de Derb notamment, la rue Dahou Kada, la rue de la Révolution, la rueMonthabord... n'ont eu d'autre choix que d'abandonner leur habitations menaçantruine pour se réfugier dans la rue, en attendant le passage de l'orage. Desreprésentants de ces familles, qui se sont déplacés au siège de notrerédaction, affirment que la situation est devenue invivable à l'intérieur deces carcasses et qu'à chaque précipitation, hommes, femmes et enfants sontcontraints d'abandonner momentanément leurs habitations. «Parfois nous sommescontraints de passer la nuit à la belle étoile, notamment en hiver», indique unhabitant de la rue Dahou Kada. Ce dernier affirme que la majeure partie desfamilles habitent à la même adresse depuis plus de quatre décennies etattendent toujours d'être relogés. «Nous avons déposé nos demandes de logementsdepuis plusieurs années, certains ont été relogés après l'effondrement total deleurs habitations. Quant à nous, nous attendons toujours», ajoute notreinterlocuteur. Les familles en détresse ont saisi l'occasion pour lancer unappel pressant aux autorités de la ville pour intervenir avant que ne survienneune catastrophe.  Sur place, nous avons puconstater effectivement que dans ces immeubles, où vivent encore plusieursfamilles, la menace des effondrements est constante. Selon un représentant ducomité de quartier rencontré sur place, la majeure partie des immeubles situésau niveau de cette rue, comme c'est le cas d'ailleurs dans tout le quartier deDerb, datent de l'ère coloniale et n'ont a aucun moment subi des travaux deréfection. Le même interlocuteur signale qu'il n'y a pas une année qui passesans que l'on enregistre des effondrements dans ce quartier. «Il est impératifqu'une commission se déplace sur site pour constater de visu dans quellesconditions nous vivons. Une catastrophe peut survenir à tout moment et c'estdans le souci d'éviter un nouveau sinistre que nous lançons un énième appel auxresponsables de la ville», conclut un habitant du quartier.
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