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La technologie aura son match



La technologie aura son match
L'Euro-2016 de football qui débute le 10 juin prochain sera sous les feux de la 4G. Une première dans les annales du sport. La directrice d'Orange France promet de concrétiser cette opération marketing qui servira de point d'appui, voire même de référence.«Les dix stades de l'Euro de football seront équipés en 4G à temps.» Un événement qui fera date. Cette opération se fera avec Bouygues Télécom, qui était son concurrent direct, ils se tiennent aujourd'hui par la main pour confirmer leurs marques. L'opération illuminera la compétence de ces deux grandes firmes en faisant équiper l'ensemble des stades en 4G (et aussi bien sûr en 2G et 3G). Les médias passent déjà à l'action, et commentent cette opération première du genre «dans chacun des dix stades de l'Euro, un opérateur «leader» a été désigné pour déployer une infrastructure antennaire sur laquelle chaque opérateur à vocation à installer sa baie télécoms.SFR est leader à Marseille, Nice et Lille, Bouygues Télécom au Parc des Princes (Paris), et Orange a les six autres stades. Free ne déploie, lui, aucune installation en tant que leader, mais il équipe les stades de l'Euro-2016 et devrait être présent sur tous.»Voilà ce que rapportent les médias français. Cette réalisation ne se fera pas sans que les stades, eux ne réclament pas une redevance annuelle aux télécoms. «Les coûts sont partagés de manière équivalente entre les opérateurs, trois ou quatre, selon les stades», explique-t-on chez SFR. A titre d'exemple et pour ne pas lâcher le morceau, Bouygues Telecom a mis plusieurs millions sur la table du stade du Parc des Princes.C'est ce qui aurait été, selon les médias «convenu avec la mairie de Paris, qui en est propriétaire et avec qui il a signé un contrat d'une dizaine d'années. 40 antennes ont été installées, soit une pour 1 500 spectateurs, le Parc pouvant en accueillir 60 000 au total.» Orange pour la deuxième fois a été choisie pour être le fournisseur officiel des services de télécommunications. Il aura pour mission de faire connecter l'ensemble des membres de l'organisation de l'Euro, les officiels, les journalistes... «grâce à 25 000 points d'accès et services mobiles.Il déploie aussi plusieurs milliers de lignes de téléphone mobiles pour les employés de l'UEFA. Et c'est surtout lui qui va assurer la transmission aux télévisions du monde entier des images des matches depuis les dix stades de la compétition.» Il est à signaler que ces images sont produites par l'UEFA, avant d'être ensuite transportées par Orange vers l'IBC (International Broadcast Centre), le point de convergence des signaux télévisuels à Paris, depuis lequel elles sont ensuite renvoyées partout dans le monde, précise le journal Le Point.«Le réseau qui relie tous les stades avec l'IBC, c'est 80 000 kilomètres de fibres optiques donc deux fois le tour de la Terre, précise Pierre-Louis de Guillebon, directeur B to B Paris et responsable du partenariat technique Euro-2016 d'Orange. L'opérateur a déployé 800 ingénieurs et experts pour les installations.» Les images télé devant occuper 80 % de la bande passante pour qu'il n'y ait pas de problème, les débits ont été largement amplifiés. «On a prévu un niveau de débit très élevé de 200 gigabits dans chacun des dix stades, soit un total de 2 térabits par seconde.C'est le plus important débit jamais mis en place pour une compétition sportive, au moins en Europe», pointe Pierre-Louis de Guillebon. C'est au moins quatre fois plus que pour l'Euro-2012, qui comptait, certes, moins de matches et qui a duré moins longtemps. Voilà ce qui est bien branché dans les esprits des organisateurs et surtout des médias qui n'auront pratiquement pas de soucis à se faire pour assurer une qualité d'image à leurs téléspectateurs.Ce réseau 4G grand public restera en place, après l'Euro. «Il faut couvrir les stades pour l'Euro mais l'infrastructure demeurera et elle doit fonctionner pour d'autres manifestations», indique Jean-Bastien Guiral, directeur du réseau Ile-de-France et du réseau national chez Bouygues Télécom. On apprend par ailleurs que «les opérateurs s'emploient ainsi à couvrir les gradins, les zones mixtes, aux abords du stade mais aussi de la pelouse, ce qui n'est pas forcément utile pour l'Euro, mais pour les différents spectacles et autres concerts par la suite.» Toutefois, on fait remarquer que «Va pour la 4G. Pour le wi-fi, en revanche, il va falloir attendre.Tous les stades ne pourront pas être équipés. Les Etats-Unis, eux, sont plus avancés». Mais tout le monde a intérêt à aller dans ce sens, une bonne connectivité étant la garantie de nouvelles sources de revenus pour les stades. Une opération qui gagnerait à être réalisée chez nous. Pourquoi pas.


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