Oran - Revue de Presse

La taxe de séjour pour renflouer les caisses des communes



Les communes classées zones touristiques au niveau de la wilaya d'Oran doivent redoubler d'efforts en matière de perception de la taxe de séjour qui, faut-il le rappeler, constitue une source importante de revenus pour les collectivités locales notamment pour les communes côtières et à forte affluence d'estivants. Selon des sources proches de la wilaya d'Oran, des dispositions seront prises dès à présent pour préparer la saison estivale, notamment en matière de perception des taxes. Des instructions ont été ainsi données par les services concernés pour l'entame des recensements des sites hôteliers, notamment les infrastructures hôtelières récemment réalisées au niveau de ces communes, et inciter les propriétaires, notamment «les mauvais payeurs», à régulariser leur situation. Dès le début de l'année 2008, les communes classées zones touristiques et balnéaires, à savoir Oran, Marsat El-Hadjadj, Arzew, El-Ançor, Aïn El-Turck, Aïn El-Kerma et Gdyel, sont tenues de mettre en oeuvre tous les moyens légaux pour la perception de cette taxe qui leur permet de renflouer leurs caisses et préparer dans les meilleures conditions la prochaine saison estivale. Nos sources soulignent, par ailleurs, que la direction du tourisme est à cheval sur ce dossier, puisque des instructions avaient été déjà données, en application des dispositions de la loi de finances 2006, qui fixe la taxe de séjour pour chaque nuitée entre 20 et 30 DA, ceci quand il s'agit d'établissements non classés. Pour ce qui est des établissements hôteliers classés trois étoiles, la taxe est fixée à 50 DA, pour les hôtels à quatre et cinq étoiles, elle est respectivement de 150 et 200 DA. Les chiffres communiqués par la direction du tourisme, contenus dans un rapport, exposé lors d'une des sessions de l'APW, font ressortir que l'APC d'Oran, qui dispose de quelque 80 établissements hôteliers sur son territoire, pourrait ainsi bénéficier d'une manne financière estimée à plus de 85.000 DA par jour. Arzew, qui dispose aussi de cinq établissements hôteliers, devrait bénéficier d'entrées pécuniaires estimées à plus de 5.000 DA par jour. Si la perception de la taxe de séjour est un droit pour ces communes, notre source indique que les services concernés par les préparatifs de la saison estivale exigent des collectivités locales d'offrir aux estivants toutes les commodités pour leur assurer un séjour agréable, notamment assurer l'alimentation en eau potable, l'éradication des points noirs et décharges sauvages, ainsi que l'assainissement des eaux usées. Les responsables doivent aussi veiller à la sécurité et à l'hygiène des estivants. Concernant la perception de cette taxe, si dans certaines communes à l'image d'Oran ou de Aïn El-Turck, les services concernés perçoivent régulièrement cette taxe, même si de l'avis de certains responsables cela ne représente pas d'importantes entrées pécuniaires, dans d'autres communes côtières, l'opération semble être à ses premiers balbutiements, d'où la nécessité d'inciter les gérants et autres propriétaires à s'acquitter de leurs redevances.
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