Trump n'étant pas un idiot, il est président des United States of America, il a vite compris que les bédouins du désert ont plus que l'argent du pétrole à offrir pour zigouiller leurs ennemis, faux ou avérés. La nature de ces adversaires ne le concernant pas trop, l'homme aux cheveux étranges a flairé le bon coup en demandant aux royaumes du Golfe d'envoyer de la chair à canon arabe en Syrie pour remplacer les vaillants GI's qui veillent, eux, tout comme la coalition internationale, à exfiltrer des hommes de Daech des zones de combats. Selon The Wall Street Journal, Washington et des parties arabes sont en pourparlers pour remplacer les troupes américaines par des soldats arabes dans le nord de la Syrie avec bien sûr un financement arabo-arabe. Les pourparlers n'étant qu'un terme diplomatique usuel, il est plus juste de parler ici d'ordres de Trump donnés aux Al Saoud et à leurs voisins. Non content des milliards de dollars ramassés lors de sa tournée dans la région, le locataire de la Maison Blanche gagne sur tous les plans. Un incroyable double six, extirpant son armée du bourbier syrien, lui évitant une éventuelle confrontation directe avec les Russes et empochant le jackpot au passage en revigorant l'industrie militaire de son pays. De ce fait, ce sont les valeureux soldats arabes qui prendront pied en Syrie, ceux-là mêmes qui se font laminer par les Houtis au Yémen. Trump offre au monde un premier rempart de défense contre Daech fait de bric et de broc militaire, humilié par des combattants sous armés et sous-alimentés dans un pays au bord de la déflagration. Dans la nuit du 25 mars 2015, une coalition d'une dizaine de pays, à sa tête Ryad, lance l'opération « Tempête » décisive pour remettre au pouvoir le président Abd Rabbo Mansour Hadi, renversé par l'insurrection des chiites houthis. Depuis, et bien que l'intitulé de l'aventure ait changé, le conflit s'enlise et la coalition, forte de son armada, n'arrive même pas à protéger le propre territoire du wahhabisme. Il est connu que les régimes arabes possèdent des armes les plus sophistiquées mais manquent cruellement d'une armée pour les utiliser. Trump sait qu'en envoyant ces soldats de parade en Syrie, Daech n'a rien à craindre et que si le sang venait encore à être versé, il ne serait que celui des Arabes. Et par les temps qui courent, ce n'est pas vraiment ce qu'on peut appeler une grosse perte !
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Moncef Wafi
Source : www.lequotidien-oran.com