Oran - A la une

La Syrie et l'Egypte ex aequo 7e Festival d'Oran du film arabe - Cérémonie de clôture du 7e festival d'Oran du film arabe



La Syrie et l'Egypte ex aequo 7e Festival d'Oran du film arabe - Cérémonie de clôture du 7e festival d'Oran du film arabe
La 7e édition du Festival d'Oran du film arabe a vibré durant une semaine, riche en projection de films et en activités liées au septième art. Cette édition a été marquée par une grande affluence du public désirant découvrir les dernières productions cinématographiques arabes. M. Ahmed Rachedi, président de la catégorie long métrage, a indiqué que ces deux lauréats ont eu les suffrages de l'ensemble des membres du jury, impressionnés par leur qualité artistique. Dans son film « Chaos et désordre », la réalisatrice égyptienne, Nadine Khan, relate les vies de Manar, Zaki et Mounir qui ont vingt ans et vivent dans un village comme tant d'autres en Egypte. Un village où vie publique et vie privée se déroulent au rythme des drames et aventures de chacun, petit théâtre du quotidien révélateur d'une société en crise. Vu sa puissance industrielle, son savoir-faire et son histoire, il n'est pas surprenant que le cinéma égyptien soit prodigue de films de qualité, mais on est toujours heureux et surpris de passer soixante-dix- huit minutes excellentes à la vision du travail de la réalisatrice Nadine Khan, connue au bataillon. Le second film « Maryam », du réalisateur syrien Basil Al Khatib, dans lequel il raconte l'histoire contemporaine de la Syrie à travers le regard de trois femmes, a été en compétition. Le cinéaste revient avec ce drame social au grand écran après douze ans passés à réaliser des feuilletons télévisés. Concernant les autres prix du palmarès, le prix de la meilleure interprétation féminine a été attribué à deux actrices, à savoir Yara Abu Haïder dans le film « Asfouri » du réalisateur libanais Fouad Alaywan, et Tahani Salim dans le film « Lorsque Mona Lisa a ri ». De son côté, le prix de la meilleure interprétation masculine a été accordé à Fethi Heddaoui, dans le film « Jeudi après-midi » du réalisateur tunisien Mohamd Damak. Alors que le prix du meilleur scénario est revenu au film « Echo » du réalisateur saoudien Sameer Arif. Le prix du premier film est accordé à « Sea shadow » (L'ombre de la mer) du réalisateur émirati Nawaf Al Janahi. Quant au prix du film documentaire, c'est le réalisateur libanais Mehdi Flifel qui a arraché cette consécration avec son film « Le monde ne nous appartient pas ». Pour le film court métrage, la concurrence a été rude vu que le jury a attribué deux mentions spéciales aux films « Bobby » du réalisateur tunisien Mehdi Barsaoui, « Imining » de l'Algérien Mbarek Menad, et le prix a, quant à lui, été décerné au film « Les jours d'avant » du jeune réalisateur algérien Karim Moussaoui. Le prix de la presse a été accordé, unanimement, au film « Lorsque Mona Lisa a ri » du réalisateur jordanien Fadi Haddad. Pour ce qui est du prix spécial jury, c'est le film « Les mécréants » du réalisateur marocain Mohcine Besri qui rafle la mise. Par ailleurs, le jury a décidé d'accorder deux mentions spéciales à la jeune actrice algérienne Sabrina Dahmani dans son passage au film « C'est dans la boîte », et au réalisateur koweïtien Tareq Al Zamel dans son film « Scenario ». Ahmed Rachedi a affirmé avoir constaté que les longs métrages en compétition « étaient tous des films à regarder, à discuter et à faire concurrence », ajoutant qu'ils se démarquent tous par « une valeur cinématographique exceptionnelle ». Mme Rabéa Moussaoui, commissaire de ce festival, a souligné que le succès du festival de cette année est dû à l'engouement constaté chez le public lors des différentes projections. Mme Moussaoui conclut : « C'est une réussite totale pour nous, du moment que ce festival a drainé une affluence permanente du public. D'autre part, cette initiative a offert des débouchés aux jeunes artistes et fait découvrir le 7e art et ses prolongements à un public populaire. ». Les membres du jury ont, par ailleurs, communiqué des recommandations à l'adresse du commissariat de ce festival telles que l'ouverture permanente des salles de cinéma durant toute l'année, augmenter les enveloppes financières pour les lauréats, établir le sous-titrage en arabe, consacrer un travail étudié et recherché sur la ville d'Oran, une manière de relancer le secteur du tourisme dans cette belle région, booster régulièrement le secteur du cinéma. Et pour clôturer cette soirée exceptionnelle de la vie du Fofa, l'orchestre, dirigé d'une main de maître par le maestro Rachid Saouli, a interprété, au Centre des conventions d'Oran, plusieurs compositions de musique universelle, aux côtés de celles puisées du patrimoine national dans toute sa diversité, à la grande joie d'un public connaisseur, venu nombreux. L'orchestre, composé de 60 musiciens professionnels diplômés des grandes écoles et conservatoires algériens et étrangers, a accompagné ensuite la chorale qui a interprété des chants puisés du répertoire de Verdi, Bizet mais aussi des chants patriotiques nationaux et d'autres titres du patrimoine musical algérien comme « Goumari », « Ya rayah », « D'zaïr inchalah a tahlou », « Ya al awama », « Wlad bladi ». Pour rappel, la thématique de cette 7e édition du festival cinématographique d'Oran a été consacrée à la nouvelle vague du cinéma arabe, mettant ainsi en relief le talent et la créativité des cinéastes, comédiens et autres professionnels du 7e art. Parmi quelque 200 'uvres réceptionnées par le comité compétent, 38 ont été retenues et projetées dans le cadre des compétitions, toutes catégories confondues, à savoir 14 longs-métrages, 18 courts-métrages et 6 documentaires. Conformément à la thématique de cette nouvelle édition, la quasi-totalité des films retenus constituent le premier produit des cinéastes participants, représentant 15 pays du monde arabe (Algérie, Arabie Saoudite, Bahreïn, Egypte, Emirats arabes unis, Irak, Jordanie, Koweit, Liban, Maroc, Mauritanie, Palestine, Qatar, Syrie et Tunisie). Autre nouveauté, cette 7e édition du FOFA a été marquée par la mise sur pied d'un espace d'expression et d'échange au profit des spécialistes du secteur cinématographique, intitulé Abderrahmane Bouguermouh en hommage au regretté cinéaste algérien décédé en février dernier. Des conférences thématiques ont été programmées au profit des amoureux du 7e art, axées entre autres sur « la critique cinématographique », « les droits d'auteurs » et « la production cinématographique ». Il convient de signaler que certaines de ces rencontres n'ont pas eu lieu comme celle consacrée aux droits d'auteurs qui devait être animée par l'ONDA.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)