
La surcharge dans les classes, constitue l'un des premiers points de discorde opposant les enseignants et les représentations syndicales aux responsables de l'éducation.C'est la rentrée scolaire. Celle-ci a été opérée au grand dam des dizaines d'enseignants qui ont été sidérés de constater que leur mission ne sera pas si simple. Pour cause, la surcharge dans des classes continue à constituer ce phénomène tant combattu mais sans pouvoir y mettre un terme, sinon tout au moins l'atténuer ne serait-ce qu'un tant soit peu.D'ailleurs, dizaines d'enseignants ayant pris leurs fonctions se sont rendus compte qu'ils auront à suer en enseignant quotidiennement à 45 ou 50 élèves par classe, ce qui ne reflète pas les promesses non tenues par les responsables de l'Education nationale, locaux et hiérarchiques.Un tel phénomène, qui n'est pas nouveau, prend de l'ampleur dans des écoles implantées dans les localités déshéritées comme El Karma, Oued Tlélat et les quartiers géants et populaires d'El Hassi et Sidi El Bachir. Le même problème a été relevé dans la très riche commune de Bir El Djir, mitoyenne de la commune abritant le chef-lieu de la capitale de l'Ouest, Oran-ville. Toutes les remarques soulevées par les maîtres et enseignants concernés lors des différentes rencontres les ayant regroupés avec leurs responsables hiérarchiques, ces derniers n'ont trouvé rien de mieux à faire que d'abdiquer et se conformer à la triste réalité les attendant tout en étant convaincus que leur mission sera comme à l'accoutumée, rude.Une telle situation, perçue comme point noir ternissant l'image de l'Education nationale, a, pendant de longues années, constitué l'un des premiers points de discorde opposant les enseignants et les représentations syndicales aux responsables de l'Education nationale, d'où la nécessité de l'intervention urgente du ministère de tutelle pour désamorcer, à l'avance, un clash qui peut facilement perturber la scolarité des élèves. Pour les enseignants, la priorité est de multiplier la réalisation des classes et des écoles. Les responsables locaux ne disent pas le contraire en avançant des chiffres basés sur les nouveaux établissements scolaires ouverts annuellement. Dans le tas, l'on avance les retards accusés dans la livraison de plusieurs établissement scolaires dont les travaux sont en chantier, notamment dans les localités de Nedjma (ex-Cheteibo) dans la commune de Sidi Chahmi, El Karma, El Hassi etc. Où est réellement la faille'Aucun ne semble avoir identifié la source du mal! L'accroissement démographique en est la principale raison.Du coup, les cadres hiérarchiques semblent être surpris chaque année vu que ces derniers semblent prendre des mesures dans leur planification sans prendre en compte les différents rapports de l'Office national des statistiques faisant périodiquement, état d'une croissance démographique prenant des courbes rapides.En attendant des jours meilleurs, les enfants scolarisés sont appelés à s'entasser en classe et tout en rendant difficile la tâche de leurs enseignants. Là est la position de plus d'un enseignant qui croit dur comme fer qu'une telle situation ne fait que s'inscrire dans la durée pendant que des solutions provisoires prennent la même voie. Ce phénomène est d'autant plus récurrent qu'il constitue le principal thème des débats locaux. Que faire'Une telle situation est engendrée par le «démagogique» mot d'ordre: «De nouvelles écoles seront ouvertes incessamment.» Mieux vaut tard que jamais, les enseignants sont toutefois ambitieux tandis que des cadres des associations des parents d'élèves ne sont pas du tout conformistes en s'engageant quant à prendre des mesures leur semblant idoines. Dans le tas, plus d'une association est sur le point de commettre des rapports détaillant la situation à laquelle est vouée l'Education nationale. Tel qu'avancé, ces documents seront expédiés à la première responsable du secteur pour la tenir ne serait-ce qu'informée sur l'état des lieux d'une situation ne connaissant pas de recul. «Comme si Benghabrit n'est pas au fait des différents points noirs ternissant l'image de son secteur», dira un cadre de la direction de l'éducation de la wilaya d'Oran. Or, la ministre n'a, dans ses différentes correspondances, pas cessé d'interpeller ses représentants locaux les invitant à doubler d'efforts, voire anticiper à l'avance les événements pouvant s'avérer fâcheux au vu des cas à la fois complexes et compliqués. Hélas! La faille est donc ailleurs! Une telle question, tout comme dans plusieurs secteurs, ne trouve pas de réponse au grand dam des enfants scolarisés ainsi qu'à leurs enseignants sommés chaque année de boucler la saison en donnant le meilleur d'eux-mêmes afin d'aboutir à des résultats notables. Que nenni! «Atteindre une telle finalité est utopique, du moins dans la conjoncture actuelle marquée par ce phénomène, la surcharge dans les classes», a déploré un syndicaliste n'omettant tout de même pas de souligner que «cette Dame de fer (Nouria Benghabrit) est, dans ses décisions et mesures administratives allant dans le sens de la réforme du système éducatif, intransigeante». Là est le noyau d'une problématique qui semble gangrener l'éducation, une telle réforme accuse un retard notable malgré l'amorce d'un projet visant à faire sortit le secteur du marasme le marquant à jamais.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com