Il faut entendre par « bonne gouvernance », condition revenue un certain nombre de fois dans l 'intervention du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, lors de la présentation, mardi dernier, devant le Parlement national, du programme d 'action de son équipe, d 'abord et, surtout, bonne gestion gouvernementale. Concrètement, une utilisation rationnelle et contrôlée des ressources nationales. La maîtrise des projets engagés sur l 'ensemble du territoire national et le suivi rigoureux sur le terrain de leur mise en 'uvre. Enfin, le respect des promesses faites aux citoyens, gage de crédibilité de l 'action publique. Lorsqu 'il était ministre de l 'Hydraulique, Abdelmalek Sellal avait tenu exactement les mêmes propos en matière de bonne gouvernance, c 'est-à-dire l 'obligation de résultat, au cours d 'une émission télévisée, devant un parterre de journalistes. Il était à l 'aise pour mettre en avant cette condition fondamentale, car son secteur, l 'hydraulique, était parmi ceux qui ont enregistré les plus importantes réalisations, fixées par le programme du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. « Les Algérois et les Oranais ' pour ne citer que les habitants des deux principaux centres urbains du pays ' auront avant la fin de l 'année 2011, de l 'eau H/24 dans les robinets », avait promis l 'ex-ministre de l 'Hydraulique. Promesse tenue. La « bonne gouvernance » s 'évalue aussi par le respect des échéances et la qualité du produit. Pour rester dans le secteur de l 'hydraulique que le Premier ministre connaît le mieux, les résultats ont été tout simplement spectaculaires. La meilleure image est celle du barrage de Beni Haroun, une vraie mer intérieure qui alimente en eau potable six wilayas de l 'est. On peut encore citer le réseau de transfert de l 'eau potable depuis la nappe de Aïn Salah jusqu 'à Tamanrasset, un projet-défi pour lequel l 'Etat n 'a pas lésiné sur les moyens. On peut également citer l 'exemple du programme d 'un million de logements lancé entre 2005 et 2009 et celui de deux autres millions à l 'horizon 2014. La bonne gouvernance n 'a-t-elle pas été de mettre Oran à moins de 4 heures d 'Alger et Sétif à un ''pas'' de la capitale. Ou pour citer un autre exemple édifiant, d 'avoir réussi adroitement le processus de désendettement total du pays par le remboursement anticipé de la dette externe qui était de 34 milliards de dollars avant l 'année 2000 et de ramener le niveau des réserves de change de 0 à 200 milliards de dollars en une décennie. Tous ces résultats ont amélioré, sensiblement, la vie des citoyens et dynamisé l 'économie nationale. Ce sont autant d'exemples qui mettent en avant une politique de transparence fondée sur la bonne gouvernance. Or, dans ce formidable boum économique, peut-on encore tolérer des comportements qui peuvent compromettre la campagne d 'assainissement dans la gestion de la chose publique. Conscient du danger bureaucratique et de la menace que fait planer son effet collatéral, le fléau de la corruption, qui persiste encore dans et en dehors du service public, l 'Etat a averti qu 'il mènera une bataille sans relâche pour mettre l 'Administration aux standards internationaux, ceux des véritables Etats de droit.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A N
Source : www.horizons-dz.com