Les choses s'accélèrent sur le dossier Renault. La création de la société mixte entre Renault (49%) et la partie algérienne (51%) constituée de SNVI (Société nationale des véhicules industriels) et le FNI (Fonds national d'investissement) aura lieu dans les prochains jours. La production devrait commencer 14 mois plus tard.
Après plus de deux ans de discussions et de négociations le projet d'une usine Renault en Algérie est sur le point d'aboutir. Le ministre de l'Industrie, de la PME et de la promotion de l'investissement, M. Mohamed Benmeradi, a annoncé ce lundi la création d'une société mixte avec le constructeur automobile français Renault pour la réalisation d'une usine de fabrication de véhicules à Oran aura lieu vers la mi-septembre. Le ministre algérien a indiqué que la «commission chargée du dossier se réunit aujourd'hui même pour finaliser l'accord afin d'aboutir vers la mi-septembre à la création de la société mixte". En juin dernier, le ministre algérien avait déjà donné un rendez-vous pour « septembre ou octobre » pour la création de la société mixte. Il vient de le confirmer. Le partage des parts dans la société se fera en conformité avec la règle des 51/49% introduite par le gouvernement algérien en 2009. La partie algérienne constituée par la SNVI (Société nationale des véhicules industriels) et du FNI (Fonds national d'investissement) disposera de 51% tandis que Renault aura les 49% restants. Selon les déclarations du ministre, les premiers véhicules Renault sortiront de l'usine d'Oued Tlelat ( Oran) dans 14 mois. Le démarrage effectif de la fabrication des véhicules la marque Renault est prévu "dans les 14 mois, qui suivent la création de la joint-venture et non pas dans les 18 mois suivants comme initialement prévu'', a indiqué M. Benmeradi. Les deux parties ont, pour rappel, signé un accord cadre le 25 mai dernier, prévoyant la production de 75.000 voitures par an, avant d'atteindre progressivement 150.000 unités, dont une partie sera destinée à l'exportation.
Divergences sur l'exportation
L'usine produira des véhicules avec un taux d'intégration de la production nationale de 20% à 25% dans une première étape et qui pourrait passer à 60% avec l'intégration des segments pneumatique et vitrage. Le seul aspect qui semble encore « discuté » est celui de la destination de la production de la future usine. Pour M.Benmeradi une partie de la production de l'usine sera destinée à l'exportation et notamment vers l'Afrique. Les français, eux, estiment que l'usine n'est destinée qu'à satisfaire le marché local. Lors de sa dernière visite à Algérie, le ministre français des affaires étrangères avait insisté sur le fait que le projet d'usine est « tourné vers le marché algérien. Il ne vient pas concurrencer l'industrie automobile en France. Si c'était le cas, je pense que l'Etat français dirait non" à ce projet ».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Oussama Nadjib
Source : www.maghrebemergent.info