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La session de l'APC d'Oran prolongée à lundi: Après les délibérations... les conflits internes s'invitent au menu de l'Assemblée



? Dans le fond, les critiques formulées par des élus au début de l'assemblée étaient fondées. Légitimes. Mais dans la forme, la manière n'y était pas. Certaines interventions ont péché par excès de ferveur. Tant et si bien que l'audience a failli être levée prématurément. Coup salvateur, heureusement, ce consensus de remettre les différends à plus tard.Les conflits internes exécutif - élus, ce n'est donc qu'une partie remise. Les membres de l'assemblée se sont donné rendez-vous lundi dans la même salle du cabinet du maire, boulevard la Soummam, pour se dire les quatre vérités. Pour la forme, on a évidemment bien pris le soin de laisser la session ouverte d'ici là, la durée maximale stipulée par le code communal étant cinq jours. En substance, les reproches des élus protestataires, dont des présidents de commissions, ont trait à leur écartement de la gestion des affaires de la ville. «C'est sans nous que la commune se gère depuis notre début de mandat», tonnent-ils. L'un d'eux a dénoncé un blocage «en haut» exercé par deux membres du bureau exécutif, dont il n'a pas cité les noms, qui confinent les élus «d'en bas» dans leur rôle de figurants, de comparses. «Toute action, toute initiative, tout projet, n'ont aucune chance d'aboutir. Toute idée est étouffée dans l'?uf.
Cela porte un nom : le blocage. J'en ai fais les frais personnellement», a poursuivi le même intervenant. Difficile, cependant, de détacher, de dissocier, la chose propre à l'APC, a fortiori quand il s'agit de la plus grande commune du pays, du contexte politique particulier que vit le pays depuis le 22 avril et on peut certes accorder les plus larges circonstances atténuantes au cas d'Oran quand on considère les répercussions de la «crise politique et économique nationale» sur la collectivité territoriale de base de l'Etat. Faire fi de cet élément-là et prendre la commune d'Oran isolément, séparément de l'ensemble, avec des pincettes et la passer sous la loupe pour en diagnostiquer les maux qui la rongent, cela n'est objectif ni rationnel et méthodique en rien.
REGLER LES AFFAIRES DE LA MAISON : UNE PRIORITE
Une chose est sûre, néanmoins, c'est qu'on a assisté jeudi au cabinet du maire Nouredinne Boukhatem à un débat franc et tout à fait démocratique qui, il est vrai, était marqué par moments par un excès d'enthousiasme dans le verbe et le geste, mais avait pour seul et unique objectif l'intérêt de la ville et, partant celui du pays. Se disant ouvert aux critiques et aux propositions des uns et des autres qui convergent vers l'intérêt de la municipalité, le président de l'APC a seulement suggéré d'ajourner ce «problème de fond» - pour s'en tenir à son qualificatif, lui qui a refusé qu'on classe ce point essentiel sous le petit chapitre des «divers» - à lundi prochain, en raison de l'ordre du jour pressant constitué de 16 délibérations à caractère urgent. La suggestion judicieuse du maire ne pouvait qu'avoir l'accord unanime et inconditionnel de l'assemblée, qui a donc mis en veilleuse ses discordes et dissensions internes pour quelques petits jours et s'est planchée séance tenante sur les dossiers pressants.
C'est le cas de trois marchés conclus après avis d'appel d'offres national pour la fourniture de denrée alimentaires destinées aux cantines scolaires, au nombre de 67 dont 18 servant des repas chauds aux élèves. Deux autres délibérations ont été approuvées concernant le compte administratif 2018 et le budget supplémentaire (BS) 2019 du bureau des aides sociales de la commune.
16 DELIBERATIONS APPROUVEES
Une autre décision a été approuvée par l'instance délibérative communale ayant trait l'octroi d'un marché de gré à gré à l'entreprise publique ETO pour la maintenance du parc roulant de la DHA, ainsi qu'un autre marché attribué via la division communale de la DTNM au profit de Sonelgaz pour l'approvisionnement en électricité et gaz de nouveaux équipements communaux, dont des écoles, des mosquées et des groupes scolaires. Une autre délibération concernait la DVC se rapportant à un avenant en diminution relatif au marché consistant en les travaux d'aménagement urbain du boulevard de Front de mer pour les lots place Port Saïd et place Punaise. Une autre délibération approuvée par l'APC se rapportait au changement de contrats de travail de CDD en CDI pour certaines catégories de personnels communaux. Il était question lors de la même session de la poursuite du processus d'installation des nouvelles délégations communales conformément au décret exécutif du ministère de l'Intérieur, des Collectivités locales et l'Aménagement du territoire daté du 7 octobre 2019 et paru dans le JO le 9 octobre, portant le nombre des secteurs urbains d'Oran à 18. Les délimitations des délégations communales sont fixées par ce décret exécutif, qui comprend entre autres documents qui lui sont joints les plans géographiques des 18 secteurs urbains, tout en stipulant la suppression des anciennes antennes communales en vertu de la nouvelle carte de découpage administratif de la commune d'Oran. Quatre sur les six nouvelles délégations ont déjà installées, à savoir Akid Lotfi, En Nasr, Hamou Boutlélis et Khaldia, tandis que les deux restantes le seront dans les tout prochains jours à venir.
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