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La SAO à la rescousse du ministère de l'Intérieur



La SAO à la rescousse du ministère de l'Intérieur
Initiative ? La problématique que pose cette situation est loin d'être du seul ressort du ministère de l'Intérieur. C'est ainsi qu'une toute fraîche association se propose d'apporter sa contribution à ce titanesque chantier...Il s'agit de la Société algérienne d'onomastique (SAO). Née à Oran au courant du mois de décembre 2013, à l'initiative de plusieurs chercheurs de différentes universités algé-riennes. Cette branche scientifique (onomastique) s'occupe de l'étude des noms propres (anthroponyme?pour les noms des personnes et les toponymes pour le nom des lieux en général). Autant dire une mission herculéenne, tant la procédure pour donner un nom à un lieu est loin d'être une balade. Première du genre dans le monde arabe, cette société savante a été créée vu l'importance du nom lui-même, qu'il soit toponyme (l'étude des noms de lieux) et anthroponyme (étude des noms des individus). Ces deux préceptes constituent un élément important dans la compréhension de l'espace et de l'identité, a-t-on appris lors de l'assemblée constitutive de cette société. La création de cette société devrait, outre favoriser l'avancement de la recherche en la matière, coordonner les travaux des chercheurs et compétences spécialisées et les aider dans leur recherche, ainsi qu'établir des bases de données des noms et des lieux en Algérie. Un bulletin algérien d'onomastique comportant les résultats de recherche des chercheurs sera le premier fruit de cette société savante, ainsi que des mémoires, des publications, des conférences et autres. A souligner que la SAO compte 39 membres fondateurs de 12 wilayas du pays, ainsi que des membres d'honneur et des adhérents. A l'issue de l'adoption du statut de la société savante et l'élection de son bureau composé de 10 membres, Foudil Cheriguen, chercheur à l'université de Béjaïa a été élu par ce même bureau comme président de l'association. A ce titre, M. Cheriguen a exprimé son souhait de voir «les recherches se développer davantage en matière d'onomastique, qui reflète l'histoire, la culture et l'identité du pays et est partie prenante de notre patrimoine». «Nous souhaitons, avec l'aide du CRASC qui abritera le siège de notre association, favoriser ce domaine de recherche méconnu par la majorité et le promouvoir», a-t-il encore déclaré. Pour sa part, la directrice du CRASC a regretté le fait qu'il n'y ait pas assez de projets de recherche dans ce domaine. Sur les 221 projets relevant des Programmes nationaux de recherche, deux seulement traitent d'onomastique. «Ce sont des chiffres très faibles que nous espérons augmenter, car c'est un domaine très varié qui devrait susciter l'intérêt des chercheurs», a-t-elle souligné.


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