Oran - Revue de Presse

La Russie et la trahison de l'Europe



La Russie a son nouveau président. Dimitri Medvedev a été élu, dimanche, par les Russes au cours d'un scrutin qui a fait jaser en Europe. Les Russes ont été, quant à eux, sportifs et ont reconnu, sans trop broncher, cette victoire attendue du candidat du Kremlin. Mais, surtout, le Poulain du Président sortant, Vladimir Poutine. On pourrait penser que l'un et l'autre font partie d'un jeu selon lequel celui qui part reprendra sa place dans quelque temps. L'hypothèse se tient, d'autant que Poutine, même s'il a été accusé de tous les maux par les Occidentaux, a, quand même, choisi de partir au bout de deux mandats et de préparer son retour en s'effaçant pour une solution démocratique de rechange. Pour autant, il ne faut pas se leurrer: Poutine sera toujours puissant, d'abord en revenant à la tête d'un gouvernement qu'il devra constituer, ensuite en tenant les rênes du KGB, la plus formidable usine de renseignements du monde. Et, le nouveau président élu, quoique l'on dise, n'est que le produit et l'élément de cet appareil d'Etat que Poutine s'est chargé de faire renaître après l'arrivée de Boris Eltsine, chaudement soutenu par les capitales occidentales. Avec Medvedev comme Président et Poutine comme Premier ministre, il n'y aura pas, fatalement, de grands changements dans la Fédération de Russie. Le conflit tchétchène empoisonnera les relations de la Russie avec les pays européens et les Américains sur le terrain des droits de l'Homme et le gaz du Caucase servira toujours la politique étrangère russe. Mais, les Etats-Unis et l'Union européenne trouveront surtout la même ambiance politique à Moscou que celle qui prévalait du temps de Poutine. Mais, si ces élections ont, quelque peu, estompé l'actualité internationale, il reste que les événements à Ghaza, où l'armée israélienne s'est, une nouvelle fois, illustrée par sa sauvagerie et sa violence à l'égard des populations palestiniennes, n'ont trouvé que peu d'oreilles attentives dans les capitales occidentales, toujours promptes à dénoncer le terrorisme et revendiquer le respect des droits de l'Homme. Sauf que lorsqu'il s'agit de tueries de civils palestiniens, enfants, femmes et vieillards, par une armée israélienne suréquipée, peu d'échos nous parviennent de ces capitales occidentales, toujours promptes à dénoncer les dépassements et les violations des droits de l'Homme, partout dans le monde, sauf dans les territoires palestiniens occupés. Pour s'absoudre des crimes de guerre dont ils sont coupables, les Européens, notamment, sont prêts à toutes les compromissions pour ne pas froisser le monstre qu'ils ont fabriqué au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Est-ce là le prix à payer, la mort de milliers de Palestiniens innocents, de la trahison des Européens?
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