Oran - A la une

La ruée vers les plages, une problématique toujours posée à Oran Les estivants se débrouillent tant bien que mal pour s'y rendre :



La ruée vers les plages, une problématique toujours posée à Oran                                    Les estivants se débrouillent tant bien que mal pour s'y rendre :
Photo :S. Zoheir
De notre correspondant à Oran
Samir Ould Ali

Pour faire face au rush vers les plages de la corniche ouest et assurer un bon dispositif de transport, la direction des Transports d'Oran a décidé, en ce début de saison estivale, la mise en circulation de 400 bus par autorisation saisonnière. Une mesure censée supprimer un certain nombre de désagréments régulièrement vécus par les dizaines d'estivants ne possédant pas de moyens personnel de locomotion et ne pouvant pas supporter les frais élevés des déplacements en taxi. Il se trouve malheureusement que cette option n'a pas réglé le problème, ces bus saisonniers reproduisant les pratiques déplorées tous les jours à l'intérieur de la ville : oublis de certains arrêts, choix arbitraires des stations, arrêts prolongés' Une «indiscipline» qui irrite le syndicat des transporteurs (Sntt). «L'indiscipline est telle que beaucoup de transporteurs appelés à la rescousse ne respectent pas les clauses du contrat, leur seul souci étant la recette'», estime le Sntt qui en appelle à l'intervention des pouvoirs publics. Les désagréments rencontrés pour se rendre sur les plages du littoral ouest ne sont pas le fait des seuls transporteurs : le flux vers ces stations balnéaires est tel qu'il est devenu impossible pour les estivants d'échapper aux embouteillages, aux bouchons de la circulation et à la conduite dangereuse de certains automobilistes. Chaque jour, la route conduisant de la ville d'Oran à la corniche ouest est prise d'assaut par des milliers d'automobilistes, algériens ou étrangers, qui s'en vont profiter des plages courant tout le long de la côte. Si la fréquentation des plages oranaises a de tout temps été très élevée, la proximité du Ramadhan, cette année, préfigure l'augmentation du flux des estivants et l'on s'attend à une fréquentation record qui pourrait dépasser celle de l'an dernier, estimée entre huit et dix millions de visiteurs. Une aubaine du point de vue économique mais les autorités locales ne parviennent toujours pas à offrir les meilleures conditions de séjour malgré les efforts notables déployés. «Les conditions de séjours restent incontestablement en- deçà de ce qu'Oran peut et doit offrir à ses visiteurs», estiment aussi bien les visiteurs que les autochtones qui déplorent l'absence de changement dans le secteur du tourisme malgré une disponibilité financière inédite et l'inscription de nombreux projets de développement. «Il n'est pas normal que les pouvoirs publics n'arrivent pas à régler un aspect comme le transport, alors même qu'il est question de pôle d'excellence touristique à l'horizon 2025», regrette un enseignant universitaire, en se demandant même si cette perspective n'est pas une chimère. En attendant de voir si la stratégie de développement du tourisme (Sdat 2025) est du domaine du possible et si elle profiterait également à l'Algérien moyen, les estivants sont appelés à prendre leur mal en patience et à continuer de subir le diktat des transporteurs, des gardiens de voitures improvisés, des plagistes et même souvent des jet skis.
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)