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La restauration des sites patrimoniaux au menu



La restauration des sites patrimoniaux au menu
La ministre de la culture, Nadia Labidi, a effectué, jeudi dernier, une visite de travail dans la wilaya d'Oran. Une occasion propice pour faire un tour d'horizon des nombreux projets à caractère culturel dont regorge la wilaya, et qui sont, pour la plupart, encore en état chantier.En premier lieu, la ministre s'est rendue sur le chantier du futur siège de la direction de la Culture, située à la zone est de la ville, là où se constitue ce qu'on appelle communément «la cité administrative». Beaucoup cependant émettent des réserves quant à voir la future direction culturelle s'éloigner du centre-ville pour se «perdre» dans la périphérie. Par la suite, direction le vieil-Oran. Mme Labidi a choisi de se rendre au Palais du Bey.Ce site patrimonial, de par sa taille, est le plus grand au niveau de la wilaya (6hectares), si ce n'est, hélas, son état de délabrement avancé. L'année dernière, il a cependant bénéficié d'une enveloppe de 85 millions de dinars en vue de sa restauration qui se fera en partenariat avec une agence turque spécialisée dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine. «Les Turcs ont séjourné pendant 15jours à Oran où ils ont pris des échantillons du site pour les analyser», nous explique un responsable de la direction du bâtiment.L'opération sera donc menée par le ministère de l'habitat, à travers la DUCH, et une équipe turque. Travailler avec les étrangers dans le domaine de la restauration est une bonne chose selon la ministre, «car, dit-elle, ce qui est important pour nous est le transfert du savoir-faire. Avec les retards qu'on a enregistrés en matière de sauvegarde du patrimoine, on a souvent affaire à des bureaux d'études qui ne sont pas spécialisés». Cependant, aucune date n'a été à ce jour arrêtée quant à l'entame officielle des travaux de restauration.«Ce patrimoine peut devenir une source extraordinaire de biens, de revenus et de valorisation», précise Mme Labidi. Il faut noter néanmoins qu'une vingtaine de familles occupent actuellement le site. Le wali d'Oran, Abdelghani Zaalane, a déclaré à ce propos qu'ils seront délogés une fois les travaux entamés. «Il ne sert à rien de les déloger actuellement, car auquel cas, le site sera squatté par d'autres familles». Quant au Châteauneuf, cette carcasse d'une vingtaine d'étages qui jouxte le Palais, et que beaucoup d'Oranais surnomment «la verrue d'Oran», il devra faire office du futur siège de l'APC.Edifié durant les années 70, les travaux du Châteauneuf ont été stoppés en 1986, suite à la spectaculaire chute du prix du pétrole. Cependant, aux dires des autorités locales, «il est impossible aujourd'hui de procéder à sa démolition, car comme il a été doté de paramètres parasismiques, sa démolition pourrait fortement endommager le site du Palais du Bey». La délégation ministérielle s'est ensuite dirigée vers la mosquée d'Imam Sidi El Houari, et la chapelle Notre Dame du Salut (sur les hauteurs de la ville), toutes deux considérées comme des sites patrimoniaux.Elle déclarera par la suite qu'il est nécessaire, afin de faire face aux lenteurs administratives, de créer des directions régionales d'études et de suivis des opérations de restauration des sites patrimoniaux. Dans cette optique, on apprendra que l'OGBCE sera promu en direction régionale. Enfin, chose étonnante : lors de la réunion organisée l'après-midi dans l'hémicycle de la wilaya, on a constaté qu'aucune association patrimoniale n'a été invitée. Le milieu associatif a tout simplement été zappé alors qu'il est le premier concerné par les projets de sauvegarde du patrimoine !


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