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La responsabilité des parents mise à l'index



La responsabilité des parents mise à l'index
Pour Laroussi Ahmed, chef de brigade de la protection des mineurs auprès du groupement de la Gendarmerie nationale d'Oran, l'agent de sécurité ne remplacera jamais le rôle de la famille.Lors de la journée d'étude et d'information sur les droits de l'enfant et les dangers qui le guettent, qui s'est déroulée samedi dernier au centre culturel islamique de Aïn Témouchent, les participants ont tenté de lever le voile sur une réalité inquiétante dont souffre l'enfant.À ce titre, les conférenciers qui se sont succédé au pupitre ont été unanimes sur la nécessité de trouver les voies et méthodes appropriées pour la protection de l'enfant face aux risques qui l'entourent, à leur tête le phénomène des enlèvements. Ils ont pointé le doigt vers les parents lesquels, selon eux, sont en majorité responsables de cette situation, dans la mesure où la famille demeure la première cellule de la société qui garantit une bonne éducation à l'enfant.Qu'ils soient psychologues, sociologues, professeurs en droit ou représentants des services de sécurité, ils ont plaidé pour la concrétisation de la politique de la protection de l'enfant, la réactivation du rôle de la famille qui doit conjuguer ses efforts, tout en privilégiant l'aspect dissuasif pour ne pas dire répressif. Pour M. Khelouati, professeur de droit à l'université de Naâma, "les droits de l'enfant sont consacrés sur le plan juridique national et international, mais dont les résultats sur le terrain, en termes de dissuasion, ne sont pas ressentis par le citoyen", et d'ajouter : "Aujourd'hui, l'enlèvement des enfants n'est plus considéré comme un crime en tant que tel, mais il existe d'autres crimes qui lui sont liés, à l'exemple du crime de trafic d'organes humains, viol, exactions."Pour Laroussi Ahmed, chef de brigade de la protection des mineurs auprès du groupement de la Gendarmerie nationale d'Oran, "l'agent de sécurité ne remplacera jamais le rôle de la famille, des institutions de l'éducation et celui de la société".Enfin, Megueni Mustapha, conseiller pédagogique, qui a axé son intervention sur "l'éducation des enfants et leur encouragement dans le milieu familial qui devra être incitatif", fera remarquer qu'un enfant qui a une forte personnalité est capable de réclamer ses droits.En conclusion, on peut dire qu'une prise en charge saine de l'enfant au niveau familial, social et réglementaire demeure la solution salutaire à même de le protéger des dangers qui menacent son innocence.M. LARADJ
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