Après avoir
péniblement franchi la première semaine du Ramadhan et la flambée des prix
qu'elle a générée au chapitre de la nourriture, voilà que les ménages, mis à
rude épreuve durant ce mois, font face maintenant à un autre front qui
s'annonce aussi rude que le premier. En effet, moins d'une quinzaine de jours
avant la rentrée scolaire fixée au dimanche 13 septembre, le marché des fruits
et légumes, celui de la viande, le boulanger sont délaissés pour quelques heures
par les familles constantinoises au profit du marché de l'habillement et des
fournitures scolaires. Ce n'est pas encore la ruée, mais durant la journée
d'hier samedi, journée de repos, accompagnés de leurs enfants, les familles
commençaient déjà à faire leurs emplettes. De prime abord, la première remarque
à faire est que cette tâche semble plutôt être l'apanage de la gent féminine,
parce qu'on trouve celle-ci en grand nombre dans les magasins et autour des
étals.
Pour le moment, ce sont les cartables, les
sacs à dos et surtout les tabliers qui ont fait leur apparition et commencent à
garnir les devantures des magasins et les étals des marchands à travers les
souks populaires de la ville des ponts. De couleur rose pour les filles et
bleue pour les garçons suivant les instructions du ministère du tutelle qui a
unifié les couleurs des tabliers au niveau national, ces articles se
présentent, en ce début de «campagne», assez bon marché, de l'avis même des
clients que nous avons abordés dans différents points de vente. «C'est les
mêmes prix que ceux pratiqués l'année passée selon la qualité du tissus», a
avoué une mère de famille accompagnée de sa fille de dix ans qui négociait
âprement un tablier avec le marchand. Dans le centre-ville, que ce soit dans les
magasins de la rue Abane Ramdane, au marché des Frères Bettou ou à la rue
Didouche Mourad, le prix de l'unité pour les 10-12 ans varie entre 550 et 650
dinars. Le tablier blanc des lycéens avec manches coûte, lui, 450 dinars au
marché Bettou (ex-Ferrando). «C'est un prix raisonnable», estime un père de
famille. Pour les sacs à dos, le prix, suivant toujours la qualité du produit,
varie de 500 à 750 dinars. Les mêmes produits d'importation sont cédés entre
900 et 950 dinars l'unité.
Interrogés justement sur l'origine des
produits, quelques marchands ont certifié que celle-ci est quelque peu
diversifiée, mais elle est en majorité chinoise. Pour la production nationale
qui subsiste et tient encore une part du marché, les mêmes marchands ont
soutenu que celle-ci existe bel et bien, en quantité et en qualité, et arrive
même à soutenir la concurrence avec la production étrangère importée.
Assommés encore par les dépenses du Ramadhan
et pensant déjà à celles de l'Aïd El-Fitr qui suivront, les familles n'ont pas encore
vraiment commencé les achats scolaires et il faut, disent les connaisseurs,
attendre la fin de cette semaine pour voir les marchés sollicités. D'ici là on
pourra juger si les prix affichés actuellement, abordables dans l'ensemble, ne
vont pas évoluer face à la demande massive. Toutefois, sur ce registre, la
plupart des commerçants se sont montrés rassurants quant à la disponibilité des
produits et la stabilité des prix. Attendons pour voir.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com