Oran - Revue de Presse

La reine du haouzi, Rym Hakiki, à La voix de l’Oranie



«Difficile pour une chanteuse de faire face à ses obligations de femme au foyer et d’artiste» La chanteuse Rym Hakiki a réussi à imposer son nom dans le haouzi en réussissant le pari de donner à ce genre musical une touche moderne. Elle a débuté son parcours artistique alors qu’elle n’était qu’une enfant. Aujourd’hui, elle savoure le succès. Rencontrée sur les planches du Théâtre AEK Alloula où elle donnait un gala, Rym Hakiki a bien voulu nous livrer cet entretien: - La voix de l’Oranie: Vous avez réussi à imposer la chanson haouzi dans l’ouest du pays qui est réputé et gagné par un autre genre de musique, le raï? - Rym Hakiki: L’Algérie est le seul pays où les genres de musique sont très diversifiés et il ne saurait être admis que tel genre de musique ne soit l’apanage d’une seule région. Il n’est pas dit que quelqu’un de Tlemcen ou d’Oran doit nécessairement aller vers le raï. Chacun choisit son chemin, selon sa propre vocation. Pour ma part, j’ai été passionnée depuis mon enfance par le haouzi. Mes aptitudes vocales m’ont permis de choisir ce genre qui peut s’adapter à toutes les époques - Il y a quelques années, alors que vous étiez invitée à participer à un festival du raï en France, vous avez connu un moment heureux. Pouvez-vous nous en parler? - Cela s’est passé, il y a exactement sept ans. J’avais chanté en compagnie de chanteurs prestigieux, à savoir Anwar, Jalal et Houari Dauphin et quelle ne fut ma surprise de voir ma photo occuper l’affiche du festival alors que je n’étais pas très connue à cette époque. Cela m’a poussé à donner le meilleur de moi-même et j’ai découvert que le haouzi avait un grand public auprès de la communauté algérienne et même étrangère. - Certains affirment que Rym Hakiki use beaucoup de son charme pour assurer le succès. Qu’en pensez-vous? - Ce n’est pas vrai, sinon toutes les belles femmes seraient des chanteuses de haut rang. Il se peut qu’on soit belle mais sans talent. En revanche, il y a des voix qui ont réalisé un grand succès sans qu’elles ne disposent d’atouts physiques. Oum Keltoum n’était pas une référence en la matière. - Vous avez collaboré avec Abdou Driassa et donné une touche moderne à votre style haouzi? - J’ai fait un duo avec mon collègue Driassa dans lequel il chantait le style oriental et moi le haouzi. Ce fut une expérience originale qui avait suscité une réaction plutôt positive (Hamdoulillah). - Quelles sont les raisons de votre absence de la scène artistique oranaise? - En réalité, je ne me suis pas absentée et je rassure mon public que si je ne me produis pas, c’est simplement parce que je ne suis pas invitée à le faire. - De nouveaux produits?  - J’en ai plusieurs et je préfère garder la surprise pour mon public à qui je vais offrir une interprétation d’une douzaine de noubas. Ce produit est fini et sortira prochainement sur le marché. - Quelle est la chanson qui a marqué votre carrière de chanteuse ? - De toute évidence, la chanson «Li Kouani» que j’ai produite alors que j’étais dans une phase importante et difficile de ma vie. - Des informations circulent à propos de propositions de la part de cinéastes pour figurer dans une série de films en cours de réalisation. Est-ce vrai ? - C’est vrai, j’ai tellement reçu d’offres que j’ai dû tout refuser car je ne pense vraiment pas au cinéma pour le moment. - Nous sommes en plein mois sacré. Comment Rym Hakiki passe-t-elle sa journée? - Difficile à répondre à cette question car c’est difficile pour une artiste de faire face à ses obligations de femme au foyer et d’artiste. Ce sont deux grandes responsabilités qui sont difficiles à assumer. - Un dernier mot? - Je vous aime tous et attendez le prochain album qui sera plein de surprises. Par R.B. & G. M.
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