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La Protection civile s'adapte aux nouvelles exigences



La Protection civile s'adapte aux nouvelles exigences
En raison de l'absence d'une réglementation spécifique, la Protection civile se limite aujourd'hui à l'application de celle régissant la sécurité dans les établissements recevant du public, dans le suivi et le contrôle des aires en question. Une nouvelle réglementation est en cours d'élaboration, a indiqué, hier, le sous-directeur des études et de la réglementation à la Direction générale de la Protection civile (DGPC), le lieutenant-colonel Mohamed Mokhtari. « Cette nouvelle réglementation prévoit la prise en charge de ces deux volets », a -t-il précisé en marge d'une formation spécialisée organisée, hier, à la Direction de la Protection civile de Blida. « Cette formation s'inscrit dans le cadre de la coopération algéro-française, programmée par la DGPC et destinée aux chefs de bureaux des études de la PC à travers le territoire national durant quatre jours. Elle est encadrée par deux experts de la sécurité civile française sur la prévention des risques d'incendie dans les stades et les parcs d'attractions », a expliqué l'officier supérieur. 20 chefs des bureaux des études de la Protection civile de différentes wilayas, dont une femme, ainsi que deux officiers de la police, ont pris part à cette formation spécialisée. « Plusieurs projets de stades et de parcs d'attractions à travers le territoire national ont été contrôlés et suivis, en application des normes internationales, notamment la réglementation française. Les officiers de la PC chargés de ce type de mission ont déjà bénéficié d'une formation en la matière en France. Ils sont par conséquent à même d'encadrer ce genre de projets. Le DGPC, le colonel Mustapha El Habiri, accorde un intérêt particulier à la formation notamment la formation spécialisée pour une meilleure maîtrise des risques », a assuré le sous-directeur des études et de la réglementation. Le choix de ces deux thèmes s'inscrit en droite ligne du plan d'action de la DGPC, notamment l'accompagnement du développement dans le secteur de la jeunesse et des sports.Transfert du savoir-faireL'un des encadreurs, le capitaine Duck Kellou, de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, a souligné que cette formation s'inscrit dans le cadre des échanges entre la France et l'Algérie. « Nous sommes présents en Algérie pour apporter notre expertise et notre savoir-faire sur les parcs d'attractions et les stades, acquis notamment à l'issue de l'Euro 2016. Nous voulons avant tout échanger avec nos stagiaires pour connaître leurs attentes, leurs inquiétudes et essayer de répondre aux problématiques auxquelles ils sont confrontés par rapport à la réglementation actuelle en Algérie qui devrait voir le jour très prochainement », a-t-il déclaré. A une question sur le choix de ce thème, l'expert a fait savoir qu'il a été arrêté à la demande des autorités algériennes. Et qu'en France, il y a des stades à exploitation multiple, ce qui pose d'autres problématiques. Il ne s'agit pas ici de donner des solutions, mais plutôt d'apporter notre approche réglementaire sur ces nouvelles occupations de stades qui pourraient éventuellement servir aux Algériens », a-t-il soutenu. La formation se limite-t-elle à la réglementation ' Le capitaine de la sécurité civile française a soutenu qu'outre l'approche réglementaire, il y a l'aspect opérationnel, puisque souvent « le problème réglementaire va avec l'évacuation notamment dans les stades où il y a énormément de monde et où les mouvements de foule peuvent provoquer de gros dégâts ».Les services de la PC veillent à l'application des normes de sécurité notamment des projets inscrits en prévision des Jeux méditerranéens prévus en 2021 à Oran . « Nous accompagnons les maîtres d'ouvrage et les entreprises chargées des travaux de complexes sportifs, d'un stade olympique de 45.000 places et autres, notamment le contrôle des mesures de sécurité à travers l'application de la réglementation française spécifique aux stades », a assuré, hier, le chef du bureau cartographie et risques spéciaux de la DPC d'Oran. Il a indiqué que « la réglementation existe, car le stade est classé comme établissement recevant du public. La réglementation algérienne prévoit ce type d'établissements mais il n'y a une réglementation spécifique aux stades et aux parcs d'attractions. Cette formation permet une meilleure maîtrise des règles de prévention pour réduire les effets dommageables », a-t-il dit.
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