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La prise en charge à la traîne



La prise en charge à la traîne
Des spécialistes, orthophonistes et psychologues ont pris part à cette rencontre pour débattre des questions relatives à ces maladies. Houda Slimani, orthophoniste à l'hôpital d'Azur Plage, a soulevé le problème de cette catégorie d'infirmes. Elle dira qu'en Algérie, près de 5000 IMC ont été recensées. Et qu'il n'existe pas assez de structures spécialisées permettant de répondre correctement à leurs besoins. Un seul site se trouve à Bordj El Kiffan. Trois centres sont à Sétif, Oran et Batna. Ces établissements, faut-il rappeler, sont l'?uvre de parents, de médecins et de spécialistes. Ainsi, déplore-t-elle, ces malades sont victimes d'indifférence sans compter le malaise de leurs parents. Selon la spécialiste, l'IMC est un handicap lourd nécessitant une prise en charge pluridisciplinaire qui englobe la psychologie, l'ergothérapie, la kinésithérapie, l'orthophonie et la pédagogie. « D'énormes efforts doivent être consentis, beaucoup de moyens doivent être mis à leur disposition. Les spécialistes doivent s'armer de patience devant ces manques », ajoutera-t-elle. Selon Houda Slimani, l'IMC est très peu connue. Elle survient dans la vie d'un enfant entre 0 et 3 ans. « Le diabète, la tension, une forte fièvre, une infection ou un mauvais rhésus de la mère peuvent se répercuter négativement sur le f?tus et affecter le cerveau de l'enfant même pendant la grossesse », a précisé l'orthophoniste. Cela engendre un handicap qui affecte les mouvements et les positions du corps. « Certaines causes peuvent êtreprévenues grâce à un travail de sensibilisation et de prévention auprès des sages-femmes ». La spécialiste préconise l'ouverture d'autres structures et de former un personnel qualifié pour un travail de qualité. Mme Deraa, présidente de l'association « Adhwa », a, de son côté, parlé de la dysphasie.Il s'agit, selon elle, d'un trouble structurel, primaire et durable de l'apprentissage et du développement du langage oral. « La dysphasie est un handicap à vie mais l'enfant peut progresser grâce à la rééducation », a-t-elle précisé. Raison pour laquelle son association milite pour une prise en charge pluridisciplinaire des enfants dysphasiques.« Beaucoup d'efforts doivent être consentis entre parents, enfants, éducateurs, médecins et réducteurs », a-t-elle prôné. Dans ce contexte, elle a appelé les pouvoirs publics à faire progresser la prise en charge des personnes dysphasiques leur permettant une rééducation de qualité et pourquoi pas une scolarité. Elle a également recommandé la mise en place d'établissements spécialisés pour les accompagner, conduire des actions de sensibilisation relatives aux troubles du langage. Et lancer des actions nationales et régionales sur les troubles de l'apprentissage.


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