Les prix des produits de consommation et des services ont pris l'ascenseur. Des milliers de familles oranaises se retrouvent dans la précarité.
L'année 2013 semble mal partie avec les premières manifestations des mal- logés des planteurs, El Hassi, Médioni et d'autres points chauds de la ville d'Oran. D'un autre coté, la hausse des prix a complètement dépouillé les ménages à faible revenu. Les prix des produits de consommation et des services ont pris l'ascenseur. Des milliers de familles oranaises se retrouvent dans la précarité. «Avec les dernières hausses des prix, je n'arrive plus à boucler les fins de mois», avoue amèrement un retraité. Les chômeurs diplômés, eux, galèrent, toujours, en quête d'un emploi stable. Un parcours du combattant sans résultat probant : «Après 17 années d'études, je me suis retrouvée avec un salaire mensuel de 15 000 DA dans le cadre du DAIP.
Et comme notre situation ne suffisait pas, le contrat d'une année à la BNA n'a pas été renouvelé. Du coup, je me retrouve de nouveau au chômage, alors que des retraités sexagénaires sont de nouveau recrutés dans les différentes administrations. Nous, jeunes diplômés, sommes marginalisés, écartés, pénalisés'» peste une jeune diplômée en finance.
Quant aux chômeurs non-qualifiés, la situation est plus délicate. «Je veux un emploi assuré. Oui, je refuse de travailler sans être déclaré. Je veux garantir ma retraite !» fait savoir un man'uvre lassé des «petits boulots».
Le nombre des nécessiteux augmente chaque année. Le couffin du ramadhan est l'un des baromètres de ce constat d'échec. Plus de 80 000 familles ont bénéficié du couffin du ramadhan en 2012, et le risque est grand de voir le chiffre tiré vers le haut de nouveau en 2013. Cependant, les associations caritatives se font rares par rapport aux associations dites sportives qui pullulent, et qui d'ailleurs bénéficient de subventions et sponsors généreux : «on donne à une association sportive qui joue en ligue inter-wilaya, plus de 350 millions de centimes, alors qu'on propose 5 millions de centimes à une association caritative qui offre des repas chauds aux démunis. C'est absurde !» fait remarquer un bénévole. Le chômage grimpe et des centaines de jeunes de 18ans viennent grossir la liste des demandeurs d'emplois chaque année. Avec l'échec du secteur de l'agriculture, l'espoir du secteur de l'habitat, créateur d'emplois, mais les travailleurs n'échappent pas à la pauvreté. Quelles solutions pour sortir de cet engrenage '
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Noureddine B
Source : www.elwatan.com