Affrontement évité à Haï Otmania
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Les litiges qui ont longtemps opposé les habitants de la cité des enseignants -également connue sous l’appellation des 156 logements, à Haï Otmania- à l’OPGI et leurs voisins aux responsables de la coopérative immobilière Saïdi seraient sur le point d’être dénoués…
En tout état de cause, hier, aux premières heures de la matinée, plusieurs véhicules de police et des équipes anti-émeute occupaient les deux sites afin d’éviter tout dérapage. Sur réquisition du wali, les forces de l’ordre, très probablement instruites par les récentes tentatives au cours desquelles des riverains s’étaient violemment opposés au lancement des travaux de terrassement ordonnés dans le cadre de la construction par l’OPGI d’un lot de 44 logements sociaux-locatifs (LSP) sur une assiette longeant le 3e périphérique et, quelques dizaines de mètres plus loin, à des travaux similaires sur une superficie de 30.000 mètres carrés destinée à recevoir un important projet d’habitat promotionnel (96 logements) faisant partie, assure M. Saïdi, président de la coopérative immobilière qui porte son nom, du million de logements du programme du président de la République ainsi que d’une banque, d’une clinique, d’un centre d’affaires, de bureaux administratifs et d’habitats individuels, n’avaient qu’une idée en tête: exécuter sans incident les dispositions de la réquisition.
Ces deux affaires, distinctes l’une de l’autre, ayant connu plusieurs rebondissements, il semble bien qu’en fin de compte, l’OPGI et la coopérative immobilière, qui s’étaient adressés à la justice, ont obtenu gain de cause. Sur la base de cet élément nouveau et opposable aux tiers, le wali d’Oran a requis la force publique pour faciliter le lancement des travaux de terrassement et d’alignement.
Les esprits, qui commençaient à s’échauffer, se sont calmés, il faut le dire, au prix de longs palabres avec le comité de la cité des 156 logements et celui de leurs voisins. Les engins se sont mis alors à l’œuvre sous l’œil scrutateur des officiers de police habitués à régler ce genre de situations. Sur place, les discussions entre le délégué du secteur urbain de Haï Otmania, appelé à la rescousse par le comité de la cité des enseignants, et les officiers de police n’ayant abouti à rien, des ouvriers ont commencé à poser des grillages pour délimiter les chantiers.
Approchés, les responsables du comité de la cité des enseignants ne s’avouent pas vaincus et envisagent d’entreprendre d’autres actions pour faire valoir ce qu’ils estiment être leur droit à des espaces verts. Egalement présent sur les lieux et sollicité, le président de la coopérative Saïdi que cette évolution du problème satisfait pleinement, devait déclarer: «Maintenant que la justice s’est prononcée et qu’elle a débouté les opposants au projet, force doit rester à la loi.»
Selon lui, «avec les importants équipements qui seront bientôt réalisés sur les 3 hectares, ce côté de Haï Otmania changera de visage et apportera une plus-value qui profitera à l’ensemble des habitants.» Ce foyer de tension apparemment éteint, il y a tout de même de fortes probabilités pour que d’autres s’allument. En effet, tout au long des espaces nus longeant le 3e périphérique, de nombreux autres litiges en latence continuent à opposer les riverains aux responsables de coopératives immobilières et autres promoteurs. Ceci fait qu’à Oran et très probablement plus que nulle part ailleurs, le foncier continue à aiguiser les appétits au point de constituer une sérieuse menace pour l’ordre public.
M. Nemili
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com