Oran - A la une

Là où Bouazza a failli



Ses lunettes de professeur, sa crinière au vent ainsi que sa gestuelle au bord de la ligne de touche avaient fini par charmer une bonne partie de l'opinion sportive : Abdellatif Bouazza a "la gueule" de l'emploi ! Comme préparateur physique, il avait mis tout le monde d'accord sur ses compétences et sa capacité à emmener très haut le groupe dont il avait la charge. Sous sa coupe, les coéquipiers de Benamar Mellal finissaient très fort leurs rencontres qu'ils concluaient à leur avantage dans la plupart des cas. Mais depuis qu'il a pris les rênes de l'équipe en tant qu'entraîneur en chef, Bouazza n'en finit pas de décevoir.Chutant vertigineusement dans les sondages d'opinion auprès du public mouloudéen, il ne semble désormais plus avoir le profil ni les épaules assez larges pour diriger un vestiaire oranais réputé difficile et caractériel. Pourtant, son expérience cumulée depuis septembre aux côtés de Bernard Casoni, Omar Belatoui et Kheireddine Madoui avaient laissé, un temps, croire en sa capacité à enchaîner dans une certaine continuité, avant que des "faits de vestiaire" consécutifs ne viennent tout remettre en cause, en raison notamment d'un management incompatible avec les exigences du haut niveau, surtout dans un club aussi "spécial" que le MCO. La rigidité avec laquelle il a traité "l'affaire Mesmoudi", au moment où il pouvait facilement récupérer son meilleur joueur s'il avait fait montre de plus d'indulgence et d'un brin de diplomatie, confirme, du reste, ses difficultés à trouver le juste milieu pour ce qui a trait à sa gestion "humaine" du groupe professionnel. La façon avec laquelle l'entraîneur en chef qu'il est devenu à seulement 29 ans s'est mis à dos des joueurs qui pouvaient grandement l'aider en interne, comme Bentiba, Guertil et autres Friefer en leur qualité d'enfants du club a, en parallèle, fini par mettre en doute sa crédibilité au sein même du vestiaire.
Il n'en fallait pas plus pour que les résultats traduisent, sur le terrain, ce qui se passe au sein du groupe, l'équipe enchaînant les contre-performances, dilapidant les points à domicile et perdant carrément toute chance de finir parmi les cinq premiers. Le pari de la direction oranaise de confier la barre technique de l'équipe première à Abdellatif Bouazza s'est, en somme, avéré être une fausse bonne idée, vu que le club a non seulement perdu ses objectifs en Ligue 1, mais aussi l'unité de son vestiaire, désormais fragmenté de toutes parts.
Rachid BELARBI
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