
Une fois adoptée par les deux Chambres, la nouvelle loi sur la santé devait en théorie nécessiter deux années pour sa concrétisation sur le terrain, mais le ministre de la Santé a réduit ce délai à seulement six mois.Pour sa deuxième journée de visite à Oran, Abdelmalek Boudiaf s'était adressé, hier, à l'ensemble des cadres et responsables locaux de son secteur qu'il a réunis aux Andalouses. «Il faudrait que les gestionnaires soient prêts à appliquer les directives ministérielles dès l'adoption de la loi, et pour cela il faudrait se préparer dès maintenant».Parmi les thèmes qu'il a développés lors de cette rencontre figurent la nécessité de généraliser l'utilisation de l'outil informatique (zéro papier dans 8 mois) afin de garantir une information et des statistiques fiables et réelles, la généralisation des soins à domicile et l'externalisation des consultations vers les structures de soins de proximité afin de désengorger les hôpitaux. «Cette réforme exige de la rigueur», prévient-il en incitant les gestionnaires à commencer à mettre en place les cartes sanitaires, une opération utile et qui ne présente, selon lui, aucune incidence financière. «Nous avons la volonté politique et nous avons les équipements qu'il faut, et ce sont souvent des matériels choisis au top de ce qui se fait dans le monde mais notre problème réside dans la gestion et l'organisation», ajoute-t-il en annonçant pour la semaine prochaine le début d'une opération nationale d'inspection.Les outils informatiques sont disponibles, pourtant les sites web commandés il y a une dizaine d'années sont obsolètes, des chantiers ouverts il y a des années traînent encore en longueur à l'exemple du projet d'extension de l'hôpital pédiatrique de Canastel. Autant d'insuffisances auxquelles il faudra remédier sachant que des sommes importantes ont été déboursées pour rénover des services entiers dans les structures de soins anciennes. A Aïn El Turck ou au CHU d'Oran (un vieil hôpital), les services rénovés ont été inspectés presque un par un.Les compétences existent, mais encore faut-il savoir les capitaliser pour un meilleur usage. Au service de radiothérapie, la délégation ministérielle a assisté à la présentation d'un cas concret en utilisant le procédé de la visioconférence réunissant en direct les spécialistes d'Oran et de Tindouf, mais aussi ceux d'Adrar et d'autres villes. Une initiative nouvelle, encouragée mais qui reste à peaufiner et à généraliser car elle permet aux spécialistes exerçant dans les différents CHU du pays de communiquer autour d'un certain nombre de problématiques.La wilaya d'Oran est apparemment la mieux lotie dans le domaine sanitaire avec ses 4090 lits disponibles en attendant les 1000 lits prévus pour l'an prochain. A en croire le ministre, ces capacités dépasseraient de beaucoup la moyenne nationale et seraient très proches de ce que préconise l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Même chose en ce qui concerne l'encadrement avec 1400 médecins spécialisés et 670 hospitalo-universitaires.Le wali d'Oran a rappelé que c'est la seule ville qui dispose de 5 grands hôpitaux, tout en indiquant que des projets importants comme ceux de Gdyel et de Sidi Chahmi ont été en réalité pensés pour suivre les mouvements de population et les nouvelles zones de concentration urbaine telles Gdyel et Oued Tlélat qui accueillent par ailleurs la quasi-totalité des familles relogées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Djamel Benachour
Source : www.elwatan.com