Oran - Revue de Presse

La Miséricorde de Dieu



La Miséricorde de Dieu S’adressant aux pécheurs, Dieu dit : «Dis : 0 Mes serviteurs qui avez agi immodérément contre Vous-mêmes ! Point ne désespérez de la miséricorde de Dieu, car Dieu pardonne tous les péchés. Dieu est l’Absoluteur, le Tout-Compatissant». De pareilles bonnes nouvelles sont considérées faussement par les esprits bornés comme prétexte justifiant leur négligence et leurs erreurs.Or, Dieu ne vise par ces textes que l’encouragement de celui qui lutte contre son désir, afin de poursuivre sa voie malgré les faux pas et les obstacles, et dont la volonté à accomplir le Bien ne s’affaiblit pas, et son espoir en la miséricorde divine ne s’éteint pas, quoiqu’il fasse, tant qu’il aspire à une vie plus vertueuse. La relation entre les nombreux textes faisant de l’action le pilier de la vie, et ceux qui invoquent le salut et le pardon divins pour les fautes légères, devient intelligible à la lumière des explications précédentes. Ce qui corrobore le mieux nos jugements concernant les conduites des gens est cette parole de Jésus, fils de Marie -que la Paix soit sur lui- : «Ne jugez pas les actions des hommes comme si vous étiez à la place de Dieu et considérez les vôtres en fidèles serviteurs. Les hommes se divisent en deux catégories : les mauvais et les bons. Tolérez les mauvais et louez Dieu pour la grâce qu’Il vous accorde». L’islam renferme des enseignements qui permettent au croyant de préserver sa santé psychique. Fautif est celui qui croit que les actes d’obéissance prescrits par l’islam ne sont que purs rites effectués dans l’insouciance et avec abnégation dans l’inconnu, car les devoirs fondamentaux de l’islam exigent l’éveil psychique, et rares sont les chances de leur acceptation s’ils ne laissent pas leurs empreintes sur le cœur et la raison. Par conséquent, les actes constituent un fondement solide pour la santé psychique du musulman. L’objectif que Dieu vise, à travers ces actes, est de prémunir le musulman contre les souillures et les péchés, et de lui permettre de s’en débarrasser et d’assainir son âme, au cas où il les aurait commis. La prévention et l’assainissement constituent tous les deux la voie vers la santé psychique, c’est-à-dire l’éloignement des péchés et des mauvaises actions. L’objectif du dévouement à Dieu, par la lecture du Coran, ne consiste pas en la simple répétition des mots saints, mais vise la liaison de l’âme à la révélation en vue de son épanouissement, sa purification et son élévation de l’attachement terrestre et des désirs lorsqu’elle s’adresse à Dieu. «Il est, en ce Coran, venant de Nous, flux de guérison et grâce pour les croyants» (Le Voyage nocturne, 82). Le culte de Dieu consistant à faire les prières constitue une sorte de prohibition des péchés, d’éloignement des tentations et de guérison de la désobéissance, au cas où l’individu l’aurait contractée. L’islam prémunit l’individu et la société contre les maladies psychiques dévastatrices, en les exhortant à suivre le principe exprimé dans le dicton suivant : «Si tu ne préoccupes pas ton âme du Bien, elle te préoccupera du Mal». L’oisiveté de l’individu, et la société sans objectifs précis, constituent un terrain propice aux pires des maladies psychiques et aux atteintes du cœur. Nombreux sont les complexes qui trouveront spontanément leur résolution dans le domaine de la noble action, en vue de la réalisation des objectifs tracés, et rares seront les occasions de pécher par oisiveté si la société musulmane se livre à la lutte permanente contre le Mal, et s’acquitte de ses prescriptions religieuses. Je crois personnellement que la responsabilité de beaucoup de péchés commis par les individus incombe à l’État, qui ne les a pas préparés, ce qui les aurait détournés du Mal. Nombreuses sont les maladies psychiques qui entraînent la déviation du comportement humain. Et si l’on se fie aux psychologues, on trouvera que personne n’est à l’abri d’une atteinte légère, d’un complexe ou maladie latents. Qualifier quelqu’un de fou est, toutefois, différent de le voir émettre, parfois, des comportements se rapportant à la folie. L’individu se voit reprocher ses actes par des remarques du genre : «As-tu perdu la raison ?». Dieu, s’adressant aux rabbins, dit : «Prêcherez-vous aux autres la piété, oubliant vous-mêmes d’être pieux ? Serez-vous à ce point insensés, vous qui récitez les Écritures ?». (El Baqarah, 44).
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