Oran - Revue de Presse

La Mère des Croyants



Aïcha Bint Abi Bakr, que Dieu l’agrée La réponse de Aïcha fut la suivante : «En vérité, je recherche Dieu et son Messager ainsi que la réussite dans l’au-delà « et sa réponse fut suivie par celles de toutes les autres. Elle resta fidèle à son choix durant toute la vie du Prophète - paix et bénédictions sur lui - et après. Plus tard, lorsque les musulmans eurent accès à de grandes richesses, on lui offrit un don de cent milles dirhams. Elle était en état de jeûne lorsqu’elle reçut cet argent et elle le distribua entièrement aux pauvres et aux nécessiteux alors qu’elle n’avait aucune provision chez elle. Peu de temps après, une servante lui dit: «peux-tu acheter de la viande pour un dirham afin de rompre ton jeûne?». «Si je m’en étais souvenu, je l’aurais fait» dit-elle.L’affection du Prophète pour Aïcha dura jusqu’à la fin. Pendant sa maladie, après suggestion de ses femmes, il resta dans ses appartements. La plupart du temps, il restait allongé sur un matelas, la tête reposant sur la poitrine ou les genoux de la Mère des Croyants Aïcha. C’est elle qui pris un siwâk auprès de son frère, le mâcha afin de le ramollir et le donna au Prophète. Malgré sa faiblesse, il frottait ses dents avec de façon vigoureuse. Peu de temps après, il perdit conscience et Aïcha pensa que c’était la mort qui était arrivée, mais il ouvrit les yeux une heure plus tard. Aïcha est celle qui a rapporté pour nous ces moments d’agonie de l’homme le plus honoré de la création d’Allah, son Messager bien-aimé. Quand il ouvrit les yeux encore une fois, Aïcha se rappela qu’il lui avait dit : «Aucun Prophète n’est emporté par la mort, jusqu’à que sa place au Paradis lui soit montrée et que le choix de vivre ou de mourir lui soit donné». «Maintenant, il ne nous choisira pas «se dit-elle, quand elle l’entendit murmurer: «Avec l’Assemblée suprême au Paradis, avec ceux à qui Dieu a donné ses faveurs, les prophètes, les martyrs et les droits...». Puis elle l’entendit encore murmurer: «O Seigneur, avec l’Assemblée suprême», et ce furent les derniers mots qu’elle l’entendit prononcer. Progressivement, sa tête se fit plus lourde sur sa poitrine et d’autres personnes dans la pièce se mirent à se lamenter, puis, Aïcha posa sa tête sur un oreiller et les rejoignit dans leurs lamentations. Sur le sol de la chambre de Aïcha, près du matelas où était allongé le Prophète, on creusa la tombe où il fut enterré dans une profonde tristesse et un grand chagrin. Aïcha vécut environ cinquante ans après la mort du Prophète - paix et bénédictions sur lui -. Elle fut sa femme durant dix années. La plupart de son temps passa dans l’apprentissage et l’acquisition du savoir des deux plus importantes sources de la guidance d’Allah ; Le Coran et la Sunnah de son Prophète. Aïcha fut parmi les trois femmes (les deux autres furent Hafsah et Oum Salamah) qui mémorisèrent la Révélation. Tout comme Hafsah, elle eut son propre manuscrit du Coran après la mort du Prophète. En ce qui concerne les Hadiths ou les dires du Prophète, Aïcha est une des quatre personnes (les trois autres étant Abou Hourayrah, Abdallah Ibn Omar et Anas ibn Malik) qui transmirent plus de deux milles hadîths. Nombreux sont les récits concernant des aspects intimes de la personnalité du Prophète que seule une personne dans la position de Aïcha aurait pu connaître. Le plus important, c’est que sa connaissance des hadiths fut transmise par écrit par au moins trois personnes, dont son neveu Ourwah qui devint un des plus grands savants de la génération suivant celle des compagnons. A suivre...
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)