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La mercuriale prend des ailes Alerte, les prix flambent !



La mercuriale prend des ailes
 Alerte, les prix flambent !
La crise - La chute de neige que connaît le pays ces derniers jours, est évoquée comme un alibi par les commerçants des fruits et légumes pour mettre le feu à la mercuriale.
Depuis vendredi dernier, les prix de la mercuriale à travers les marchés de la capitale ont atteint le seuil de l'intolérable, au point de faire dire à certains personnes accostées ce matin au niveau du marché Réda-Houhou, que «nous faisons l'objet d'une agression suivie de vol par des commerçants toujours assoiffés de gains aux dépens des citoyens qui se trouvent sans défense, puisque l'Etat est absent».
Cette déclaration de deux citoyens qui ont quitté ce marché le couffin vide, dénote du désarroi des pères de familles. Un désarroi bien justifié quand on sait que les marchands affichent, toute honte bue, les haricots verts à 320,00 dinars et que les petits pois se font grands et narguent les ménagères à hauteur des 180,00 dinars. La pomme de terre, dont les prix ne cessent de prendre des ailes, est affichée à 80,00 dinars. Le navet, hier réservé à la pitance de certains animaux des étables, est aujourd'hui cédé aux citoyens à 100,00 dinars. La carotte s'est également jointe à ces légumes qui se font désirer, son prix varie entre 70,00 et 85,00 dinars. Les ménagères ont du mal à en croire leurs yeux quand elles voient les affichettes sur les étals ou est exposé l'oignon, allant de 45,00 à 60,00 dinars. La tomate n'est pas en reste. Son prix a atteint ce seuil qui fait reculer les smicards, elle se monnaie entre 80,00 et 105,00 dinars, derrière, quand même, les pois-chiches à 185,00 dinars le kilo. Côté fruits, ce n'est pas mieux, l'orange est à 160,00 dinars et la banane à 120,00 dinars sans parler d'autres fruits que le citoyen moyen n'achète qu'épisodiquement. «C'est incroyable, l'Etat laisse faire des criminels qui voudraient faire sortir le peuple dans la rue pour revendiquer un kilogramme de pommes de terre. Il est temps que l'Etat réagisse avant que ne se produise l'irréparable», dit un citoyen excédé, en quittant le marché avec un bouquet de persil dans un sachet transparent. Cette quinquagénaire n'est pas non plus certaine de faire son marché. «Je suis repartie bredouille hier à cause des prix. Je ne souhaite pas retourner encore une fois à la maison le couffin vide, si les prix d'hier sont encore d'actualité». Ayant pris connaissance des prix du jour, elle a préféré faire demi-tour en maudissant les autorités «qui ne font absolument rien pour réguler le marché. Ils assistent en spectateur au massacre. Eux c'est à Paris qu'ils font leurs courses », dit-elle en emballant le couffin sous son voile. Il faut dire qu'aucun citoyen accosté ne trouve d'excuse à cette flambée des prix des fruits et légumes.
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