Oran - A la une

La mercuriale flambe



Au lendemain de l'Aïd, les prix des fruits et légumes dans les marchés de Médéa s'envolent, mettant encore une fois le consommateur devant le fait accompli.Ainsi, le pouvoir d'achat des familles médéennes est plus que jamais compromis au grand dam des citoyens qui ne savent plus comment gérer leur budget. Plusieurs facteurs sont à l'origine de ce phénomène et la spéculation bat son plein.
En effet, dans la matinée d'hier, la pomme de terre n'a pas été cédée à moins de 100 Da, la tomate à 80 Da, la courgette à 80 DA, les haricots verts à 200 Da, le poivron à 120 DA...
Du côté des fruits, même ceux de saison, les prix sont excessifs et c'est une véritable flambée. L'orange est proposée à 300 Da, les pommes à pas moins de 400 Da pour le calibre moyen, les cerises à 1 200 Da pour ne citer que ceux-là. Un peu de clémence est perceptible pour ce qui est de la pastèque et du melon.
Interrogés sur cette hausse des prix, les vendeurs parlent de failles quant à l'approvisionnement. Ils disent acheter leurs marchandises en deuxième ou troisième main et expliquent ainsi cette montée vertigineuse des prix. L'un d'eux déplorera l'absence de transaction directe entre le producteur et le vendeur justifiant ainsi la cherté de ces produits.
Cependant, et selon un mandataire, il est évident qu'en l'absence d'une politique de régulation du marché des fruits et légumes, de contrôle et d'organisation, l'anarchie va continuer à s'étendre et la spéculation à prendre le dessus. D'autre part, les consommateurs se disent dans une impasse et tous dénoncent des pratiques déloyales et opportunistes.
Pour l'anecdote, un père de famille nous dira : «Je pense à la pomme de terre plus qu'à ma propre famille car comment survivre sans ce tubercule, et il est tellement cher !» Certains disent ne pas comprendre la passivité des pouvoirs concernés par rapport à ces agissements et estiment que le pouvoir d'achat des Algériens est à son plus bas niveau. Même si des fellahs et hommes du terrain prédisent une accalmie après le passage à la saison estivale, rien n'est sûr. C'est le flou total. En attendant, les citoyens n'ont rien d'autre à faire que de prendre leur mal en patience.
M. L.
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