
Cette fin de week-end, un quinquagénaire a été grièvement percuté, sur une plage de Aïn Turck, par l'un de ces bolides de la mer qui l'a violemment accroché alors que la victime nageait paisiblement à une vingtaine de mètres, à l'intérieur du périmètre de sécurité, assurent des témoins oculaires qui précisent que le conducteur du jet-ski a pris la fuite. A chaque saison estivale et malgré les supposées mesures de prévention et de sécurité prises par les pouvoirs publics, la menace des jet-skis se redessine avec acuité pour les estivants, car les accidents qui ont pour auteurs de jeunes écervelés ne relèvent pas du domaine de l'improbable. Bien au contraire car eu égard au nombre d'accidents qui ont lieu un peu partout sur les plages du pays, les moyens de dissuasion ne semblent pas atteindre l'efficacité voulue. Outre les surveillants de baignade, ce sont les services spécialisés dans la surveillance des plages, comme les gardes-côtes et les gendarmes qui doivent veiller à l'application ferme de ces mesures. Sur les plages, les abus en tous genres sont constamment relevés sans qu'aucune fermeté vienne y mettre le holà. Si le code de la route qui dispose d'outils bien plus performants et surtout visibles (présence de motards, installation de barrages, de plaques de signalisation, de ralentisseurs...) n'arrive pas à mettre fin au terrorisme de la route, comment peut-on réussir quand il s'agit de la mer où les outils de contrôle et de surveillance sont moins efficaces ' Excepté les bouées de balisage qui délimitent la bande de sécurité nautique de la zone de navigation ou un zodiac de la Protection civile, rien d'autre n'existe pour dissuader les chauffards de la mer. Ce qui fait que certains pères de famille, ne faisant guère confiance aux surveillants des plages, sont constamment collés à leurs enfants, gâchant leurs plaisirs et ceux de leurs gamins. Loué à 4.000, voire 5.000 DA l'heure, le jet-ski est devenu une véritable machine à sous, très rentable, ce qui a poussé beaucoup de gens à opter pour ce commerce. Malheureusement, ces machines à dinars se transforment parfois en machines à tuer sans pour autant que cela émeuve outre mesure les responsables concernés qui parlent beaucoup plus qu'ils ne sévissent.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Abbas
Source : www.horizons-dz.com