7 ans de réclusion pour le viol de sa fille adoptive
La Cour criminelle d’Oran a condamné le dénommé B.A., accusé de kidnapping, séquestration et attentat à la pudeur, à la peine de sept années de réclusion.
Les faits remontent au 20 août de l’année passée dans la ville d’Arzew. La femme du mis en cause déposait ce jour-là une plainte contre son époux pour avoir séquestré leur enfant adoptive, une fillette âgée d’à peine six ans. En effet, ce couple marié depuis un moment et n’ayant pas eu d’enfant, a décidé d’en adopter. En 2000, une fillette nouvellement venue au monde, est confiée au couple.
Cette dernière apportera avec elle son lot de bonheur. Mais, brusquement, tout a basculé; sa mère adoptive surprendra son époux dans la chambre avec la fillette. Son attitude lui fera comprendre ce que ce dernier faisait. Sans perdre de temps, elle ira déposer une plainte, et fera examiner l’enfant par un médecin qui détectera que cette dernière porte des traces d’attouchements sexuels. Questionnée sur ce que le mis en cause lui faisait, l’enfant, qui en avait gros sur le cœur, déballera une vérité cruelle. Précisant que ce manège durait depuis un moment déjà. Arrêté, le mis en cause niera en bloc les accusations portées contre lui. C’est insensé, dira ce dernier, cette enfant, je l’ai adoptée, aimée et élevée comme si c’était ma propre fille. Appelé hier à la barre, le prévenu, maintiendra ses déclarations. Mais, lui rétorquera le juge, votre femme, pourquoi mentirait-elle? Elle n’a rien à y gagner. Non, M. le juge, mais voilà qu’elle vient d’apprendre que j’envisage de refaire ma vie et, pour se venger, elle a inventé toute cette histoire. Supposons que vous dites vrai. Comment expliquez-vous la teneur du certificat médical qui atteste que l’enfant a été violentée, lui rétorquera le magistrat de l’audience ? Citée, la fillette, avec toute son innocence, racontera dans les moindres détails le calvaire qu’elle subissait en silence sous peine de représailles. La mère, quant à elle, maintiendra ses accusations. Lors de son réquisitoire, le représentant du ministère public ne trouvera aucun qualificatif pour cette ignominie. Il requiert la peine de quinze ans de réclusion. La défense plaidera le doute et demandera l’acquittement de son mandant. A l’issue des délibérations, le mis en cause a été condamné à la peine de sept ans de réclusion.
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Posté par : sofiane
Source : www.voix-oranie.com