Oran - Revue de Presse

La ligne «34» fait jaser



Les usagers de laligne «34» reliant Oran à la cité des 200 logements d'Es-Sénia ont été surpris,hier, par la mise en application de la «nouvelle tarification», qui obligel'usager à payer 10 dinars entre deux arrêts sans prendre en considération ladistance qui les sépare, comme ce fut le cas par le passé où l'usager ne payaitque cinq dinars lorsqu'il s'agit d'un court déplacement entre deux arrêts.Bien avantl'application de cette nouvelle «mesure» tarifaire, des avis à la clientèleavaient été affichés à l'intérieur de tous les bus de la ligne 34 annoncant lamise en application de cette décision dès samedi (Ndlr: hier). L'avis enquestion ne porte aucune entête, ni un cachet officiel des transporteurs ou dela direction du Transport ou du syndicat. Bien entendu,ceux qui refusent de payer les 10 dinars exigés, sont priés de descendre oud'aller «se plaindre auprès de qui de droit». Souvent, l'argument évoqué estque ces mêmes mesures tarifaires sont appliquées par l'entreprise publique detransport. «Je ne vois pas pourquoi l'usager paye 10 dinars lorsqu'il voyagedans un bus de l'ETO pour toutes les distances et refuse de payer la même sommequand il s'agit d'un bus privé», souligne un chauffeur. Pour les chauffeurs etles receveurs que nous avons contacté, ces derniers nous ont affirmé qu'ils ne fontqu'appliquer une décision prise à l'unanimité par les propriétaires des bus dela ligne 34. Pour la direction des Transports, il n'y a effectivement aucundépassement et les transporteurs sont dans leur droit. Selon le directeur desTransports, le tarif de l'urbain est plafonné à 10 dinars et les transporteurssont en train d'appliquer donc le tarif exigé. «Dans ce cas ci, il ne s'agitpas d'augmentation. On ne peut parler d'augmentation que lorsque le tarif exigédépasse les 10 dinars et là il y a sanction», affirme le directeur desTransports, qui indique que certains transporteurs ne veulent pas pénaliser lesusagers et n'exigent que cinq dinars, lorsque la distance à parcourir est d'unou de deux arrêts seulement. C'est, en fait, une faveur des transporteurs. C'est surtout les habitants de la cité des200 logements qui se disent pénalisés. Ces derniers, qui ont toujours payé cinqdinars pour le trajet reliant leur cité à Es-Sénia, se voient contraints depayer, aujourd'hui, le double. Quand on sait que la majeure partie des enfantsde la cité sont scolarisés à Es-Sénia, la colère des parents semble tout à faitlégitime. «Les écoliers et les lycéens sont contraints de débourser 40 dinarspar jour. Quand on sait également que chaque famille compte trois à quatreenfants scolarisés à Es-Sénia, faites le compte et vous saurez pourquoi nousprotestons contre une telle décision», souligne un habitant de la cité.D'ailleurs, les habitants ont décidé, hier, de prendre attache avec lesservices concernés et le wali d'Oran. Sur ce point précis, le directeur desTransports tient à affirmer que la direction des Transport interviendra auprèsdes transporteurs pour les inciter à faire un effort en faveur des enfantsscolarisés. «Nous encourageons aussi les transporteurs à se conventionner avecles associations de parents d'élèves pour alléger le fardeau des parents etrevoir à la baisse les tarifs exigés pour les écoliers», conclut le directeurdes Transports. En attendant la réaction des habitants dans les jours à venir,les écoliers et autres lycéens ont payé 10 dinars, hier, pour rejoindre leursétablissements scolaires.
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