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La LADH appelle à une révision de la loi sur les associations Elle qualifie le texte d'anticonstitutionnel



La LADH appelle à une révision de la loi sur les associations Elle qualifie le texte d'anticonstitutionnel
Dans une déclaration parue hier et signée par maître Boudjemaâ Ghechir, la Ligue algérienne des droits de l'homme (LADH) salue le militantisme des associations de résidants de Canastel et d'El Bahia, suspendues par le wali d'Oran, Abdelmalek Boudiaf, sous prétexte d'«ingérence dans les affaires de l'Etat».«Ce motif impliquerait que l'Etat est une entité à part et la société est un ensemble d'individus appelés à travailler, manger, dormir et exécuter les ordres de cette entité et surtout ne pas s'impliquer dans la chose publique, chasse gardée de l'Etat», lit-on dans le document dont nous détenons une copie. «Cette notion de l'Etat et sa relation avec la société constituent, depuis l'indépendance, une obstruction avec la construction d'un Etat moderne», estime encore la Ligue. Et de conclure : «C'est ainsi que se construisent les Etats totalitaires.»
Pour les militants des droits de l'homme, les associations sont un creuset de la démocratie et de la participation citoyenne. Elles jouent un rôle crucial tantôt comme vigiles, tantôt comme force motrice du changement. Paradoxalement, la nouvelle loi a consacré la régression dans ce domaine.
Pour la LADH, la loi 12-06 du 12 janvier 2012 relative aux associations a redéfini la relation entre le mouvement associatif et l'Etat pour consacrer la rupture déjà existante entre celui-ci et la société. «Cette loi est antidémocratique ; elle considère les Algériens comme de simples sujets et les prive de leur citoyenneté et de leur droit à la participation. C'est une loi anticonstitutionnelle et contraire aux conventions internationales», soulignent encore les militants de la Ligue. Partant de ce constat négatif, la LADH demande aux acteurs associatifs, politiques et médiatiques d'empêcher les politiques délibérées visant à réduire le nombre d'associations, demande au gouvernement de réaffirmer publiquement le droit des Algériens d'exercer la liberté d'association et de mettre fin aux man'uvres bureaucratiques qui minent la liberté d'association, de revoir la loi en question afin de restreindre les conditions, d'encourager la participation citoyenne et enfin de restaurer le climat de confiance entre gouvernants et gouvernés.
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