Par apport à l'année dernière et en dépit de son abondance, la fraise
mise sur le marché, affiche des prix plus chers, cette année. Aux halles
centrales d'Oran, le kilo de ce fruit de saison est cédé entre 170 et 180 DA,
alors qu'il y a une année, il était vendu entre 120 et 150 DA.
Ce prix est appelé, néanmoins, à
descendre, selon les mandataires, au fur et à mesure de l'arrivée des premières
chaleurs vu que le fruit est vite périssable. La preuve est que la fraise est
emballée soit dans de petites cagettes dont le poids ne dépasse pas les 8 kg ou
bien en petites barquettes d'un poids tout juste, de 500 g.
Interrogés sur les raisons de la
disparition de l'agréage, à savoir le tri par choix du fruit, plusieurs de nos
interlocuteurs avancent que le tri revient d'abord au producteur qui a
malheureusement délaissé cette pratique en optant pour le tout venant et à un
prix unique. Quant à sa provenance, il ressort que c'est la région Centre,
notamment Boufarik, qui est devenue la référence de la culture de ce fruit,
jadis méconnu et importé d'Espagne et du Maroc et plus loin dans la wilaya de
Skikda, connue pour ses fraises de gros calibre. Ainsi et par rapport à
l'éloignement, les commerçants d'Oran préfèrent s'approvisionner de toute la
région de la Mitidja qui semble avoir changé de vocation avec une prédominance
des fruits rares à la place des agrumes. D'ailleurs, fera remarquer un
mandataire qui a vécu ce passage d'une culture à une autre, sous les coups de
boutoir du béton, la superficie des terres fertiles a grandement régressé au
même titre, d'ailleurs, que la région de Mohammadia et de la plaine du Sig. Au
marché de détail, le kilo de fraises est cédé entre 200 et 300 DA, et ce, en
fonction des marchés et de leur clientèle. Concernant les consommateurs, les
détaillants indiquent que pour le moment ce sont surtout les pâtissiers qui
sont les plus grands demandeurs pour la décoration de leurs produits. Reste
quelques consommateurs qui achètent en petites quantités surtout que les
balances électroniques permettent d'acheter selon les moyens. Quant aux
ménagères, voulant surtout préparer de la confiture, elles préfèrent temporiser
pour acheter moins cher.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : S C
Source : www.lequotidien-oran.com