Oran - Revue de Presse

La filière du lait, dépasser le temps des vaches maigres



Après la flambée des prix des concentrés de l?aliment de bétail, celui des fourrages suit la tendance et inquiète sérieusement les éleveurs producteurs de lait. Le surcoût enregistré au niveau de la nourriture du cheptel contribue à aggraver le déficit des exploitations dont la situation va en se détériorant. Les éleveurs de bovins laitiers souhaitent une intervention urgente des pouvoirs publics en vue de réactualiser les mesures incitatives à la production laitière, notamment le soutien au prix à la production dont la prime n?a pas changé depuis plus d?une décennie. Son montant est fixé à 7 DA par litre de lait produit alors que le déficit que subissent les éleveurs, est actuellement estimé à 32 DA par litre. A titre comparatif, la poudre de lait importée est subventionnée à hauteur de 20 DA et 25 DA par litre. Les récentes mesures prises par le Gouvernement de relever, de manière substantielle, les prix de vente des céréales par les fellah au profit des CCLS (coopératives de céréales et de légumes secs), risquent d?entraîner des répercussions défavorables sur les cultures fourragères et d?être, par conséquent, pénalisantes pour la production laitière, filière dont les difficultés, bien réelles, iront en s?aggravant. Avec le prix du quintal de blé qui est porté, comme annoncé, de 2.000 DA à environ 7.000 DA, le fellah, qui fait ses calculs, préfère de plus en plus produire des céréales au lieu des fourrages.  La botte de foin à 500 DA
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