
Les femmes algériennes ont fait des avancées très remarquables en matière d'émancipation depuis l'indépendance. Elles ont démontré qu'elles étaient capables d'être les égales de l'homme dans plusieurs domaines.Les luttes des femmes féministes revendiquant l'arrêt des discriminations dans le monde du travail, qu'exerçaient sur elles la gent masculine, ont commencé dès la fin du 19e siècle, et au début du siècle dernier sur le continent nord américain et européen.Plusieurs dates sont retenues à travers plusieurs pays. La plus notoire est celle du 28 février 1909 (National Woman's Day) a été célébrée aux Etats-Unis. Clara Zetkin proposera en le 19 mars 1911 la célébration de la 1re Journée internationale des femmes dans le but de réclamer les mêmes droits au travail que les hommes.Il faudra attendre 1977 pour que les Nations-Unies officialisent la date du 8 mars, en invitant tous les pays à célébrer en cette journée ce que réclament comme droits les femmes de toute la planète. Même dans les pays sourcilleux sur les questions du respect des droits de l'Homme, plus d'un siècle de manifestations des mouvements féministes n'a pu à ce jour obtenir une parité en droits dans le monde du travail.Des disparités quelques fois très importantes existent encore. Une autre question reste en suspend, celle de la violence faite aux femmes. Il faudra attendre 2013 pour que l'ONU s'implique afin de demander aux Etats de mettre un terme au martyre que subissent certaines épouses quotidiennement dans leurs foyers.L'Algérie a adoptée un texte de loi pour freiner à défaut d'éradiquer la violence faire aux femmes. Quoique le texte de loi ait été voté par l'Assemblée populaire nationale en mars 2015, il faudra pour annihiler les réticences de certains parlementaires attendre le mois de décembre 2015, pour voir son adoption par le sénat intégralement, après que la ministre de la Solidarité ait accusé les islamistes de blocage en ce mois de novembre précédant l'adoption de la loi.L'intervention du président de la République Abdelaziz Bouteflika ne serait pas à écarter pour forcer la main à certains députés prétextant que la loi criminalisant les violences conjugales et leur pénalisation par une indemnité par les époux serait contraire aux lois islamiques, ce à quoi rétorquera le ministre de la Justice et garde des Sceaux en défendant l'orthodoxie islamique de la loi, faisant remarquer que des «versets du Coran protègent l'honneur des femmes et ne permettent pas la violence à leur encontre».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com