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La femme algérienne et la liberté de la presse en débat



La femme algérienne et la liberté de la presse en débat
Profitant de son son séjour en Algérie, dans le cadre d'une session de formation pour les médias, la présidente du Conseil de presse du Québec, Paule Beaugrand-Champagne, a rencontré, hier, au siège de l'ambassade de son pays, les journalistes algériennes pour discuter avec les professionnelles des médias autour de deux thématiques « la place de la femme dans l'information » et « la liberté de la presse ».D'emblée, cette spécialiste qui enseigne à l'université de Montréal, a tenu à préciser que « l'information doit être factuelle et le journalisme d'opinion exprimé à travers les commentaires doit figurer à part afin de laisser le choix au lecteur de se faire sa propre opinion ». Selon elle, « le citoyen a droit à l'information et ne doit pas rester dans l'ignorance » des faits et des évènements qui surviennent. Evoquant la liberté de la presse, Paule Beaugrand-Champagne affirme que celle-ci consiste à « publier tout ce que le citoyen a besoin de connaître ». Soutenant dans ce sens que « sans liberté de la presse, il n'y a point de démocratie ».La féminisation de la presse algérienne ne lui a pas échappé. Elle a demandé de plus amples explications. Chacune des présentes a fait part de ce qu'elle pense être les facteurs qui ont favorisé cette éclosion dont la réussite scolaire et la poursuite des études supérieures. Des participantes à la conférence ont aussi porté à la connaissance de l'hôte de l'Algérie qu'il n'existe pas de disparités salariales entre les hommes et les femmes.Le traumatisme provoqué par les évènements douloureux des années 90 n'a pas échappé aux représentantes des médias nationaux (titres publics et privés) pour analyser la situation vécue aujourd'hui et qui est marquée par l'absence de femmes dans la rue tard le soir. Néanmoins et sur la base des dernières statistiques qui révèlent que les femmes constituent 54% de la société algérienne, la présence de la gent féminine sera plus remarquée avec des postes clés dans la sphère politique et professionnelle. La formation des journalistes, l'absence de communication et d'organisation au sein de cette corporation sont, pour la présidente du CPQ, « un autre problème à résoudre par un contact permanent et une organisation autour d'intérêts définis. » Paule Beaugrand-Champagne, qui a animé la veille une rencontre avec les professionnels des médias sur la déontologie, avoue qu'« au Canada, l'Etat n'intervient pas dans les affaires des médias. L'information est dirigée par des outils d'information privés et le CPQ, composé de journalistes, des directions médias et des citoyens avec sept sièges chacun pour une durée de trois ans ».


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