Oran - A la une

La faute aux partis !



A Oran, les députés sortants n'assurent pas de permanence et n'ont pas de bureau. Ils estiment que le tort revient à leurs formations politiques de parrainage. «C'était au RND de nous réserver des bureaux dans les locaux du bureau de wilaya pour assurer cette permanence.
La location d'un bureau au centre-ville est hors de prix et c'était au parti de faire l'effort de nous affecter des bureaux dans le bureau de wilaya qui restait constamment fermé. Il n'est ouvert qu'à l'occasion de réunions ou d'activités exceptionnelles du parti», dira un député sortant.
Même son de cloche chez les députés sortants du FLN. Ces derniers estiment que les tiraillements vécus par leur formation politique à Oran sont à l'origine de cette situation. «Le parti a vécu une période de turbulences en raison de divergences entre deux ailes qui se disputaient le contrôle de la mouhafadha.
On ne pouvait pas se permettre d'ouvrir des permanences au moment où l'accès même à la mouhafadha nous était interdit», fera remarquer un député sortant. Plusieurs citoyens que nous avons rencontrés dans le cadre de cet article ont dénoncé cet état de fait tout en rejetant la responsabilité sur les députés.
«Au cours de ces deux dernières années, la wilaya d'Oran a connu des périodes de troubles en raison des opérations de relogement. Au cours des événements de janvier 2011, aucun député n'est descendu dans la rue pour discuter avec les jeunes manifestants. Ils se sont terrés chez eux.
Certains même ont opté de se réfugier dans leurs luxueuses villas et et autres appartements cossus à Alger», feront remarquer des jeunes qui se sont étonnés d'apprendre que les députés sont tenus d'ouvrir des permanences durant leur mandat.
Une exception qui confirme la règle
Et il semblerait, selon de nombreux échos, que le seul député ayant rempli cette obligation légale est un élu FLN de la wilaya de Tlemcen. Ce dernier avait ouvert un bureau au niveau de la place centrale de la ville à l'entrée duquel il avait apposé une plaque sur laquelle était portée sa qualité et les heures et les jours de réception. Quant à tous les autres, ils ont zappé, royalement leurs électeurs et leurs préoccupations.
«On espère bien voir les nouveaux pensionnaires de l'APN rester au contact avec les citoyens par le biais de permanences. Les pouvoirs publics doivent être intransigeants car il y va de la crédibilité des instances élues aussi bien nationales que locales», affirment des citoyens.


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