La direction de la fonction publique rassure les fonctionnaires : «38
statuts particuliers ont été finalisés parmi les 45 statuts que compte le
secteur public», selon M. Djamel Kharchi, directeur général de la Fonction
publique (DGFP), cité par l'APS. Cette opération, qui a été lancée en 2006 et
qui «touche à sa fin», a été menée en un temps «record», s'est félicité M.
Kharchi qui précise qu'entre 2006 et 2009, 37 statuts ont été adoptés. Ce
responsable affirme également qu'il reste quelques secteurs dont les dossiers
n'ont pas encore été transmis à la direction de la fonction publique à l'image
des personnels du paramédical et ceux des administrations communales.
Et M. Kharchi de rappeler que
cette opération est actuellement à sa troisième phase qui concerne les régimes
indemnitaires, soulignant que dans les prochains jours, les dossiers des
régimes indemnitaires des corps communs (ouvriers professionnels et agents
contractuels) vont être finalisés.
Cette catégorie compte «quelque
534 mille personnes» et, avec les personnels de l'éducation, le nombre total
atteindra un million d'agents qui seront couverts, explique M. Kharchi qui
soutient que l'opération se poursuivra pour les autres secteurs.
Ces assurances interviennent en
pleine conjoncture faite de débrayages successifs dans la fonction publique.
Les médecins qui se sont mobilisés à l'appel de l'intersyndicale rejettent la
mouture dans laquelle a été promulgué récemment le statut particulier. Ce
dernier a été élaboré en commission mixte avant qu'il ne soit gelé par la
commission ad hoc. Les médecins réclament la classification, la bonification et
autres prérogatives concernant les grades. Pour eux, le statut a été promulgué
«au détriment de l'accord», réclamant sa révision. Pour un médecin, «il est
regrettable qu'au bout de 25 ans de service, on n'a pas encore accédé au 3e
grade». De son côté, le Syndicat algérien des paramédicaux (SAP) attend
toujours la promulgation du statut particulier, près de deux mois après sa
finalisation par la commission mixte SAP/ ministère de la Santé. Pourtant,
regrette ce syndicat, des promesses ont été formulées par le ministère de la
Santé afin de déposer ce dossier à la direction de la fonction publique, dix
jours après les trois jours de grève tenus durant le mois de février dernier.
«Le conseil national, qui s'est réuni jeudi 18 mars dernier, donne ainsi au
ministère jusqu'à la fin du mois d'avril afin de régulariser cette situation»,
affirme le SAP. Au-delà de ce délai, le conseil national tiendra une réunion
extraordinaire, afin d'organiser des journées de protestation.
Dans le secteur de l'éducation
nationale, les travailleurs des corps communs et ouvriers professionnels ne
sont pas contents. Leur syndicat (SNCCOPEN) dit avoir adressé une lettre de
doléances au ministère de l'Education, au Premier ministre, aux présidents des
groupes parlementaires pour s'insurger notamment contre le décret exécutif 08
315 qui «noie les corps communs dans la Fonction publique de façon
irréfléchie». Ce syndicat réclame le statut «d'éducateurs» pour ses adhérents.
«Il est aberrant de continuer à noyer les corps spécifiques de l'éducation dans
les autres corps de la Fonction publique. Les responsabilités et les missions
assignées aux uns et aux autres ne sont pas les mêmes», se plaint ce syndicat.
Le syndicat des corps communs de l'éducation réclame également la révision de
quatre primes essentielles : il s'agit de la prime de danger, nécessaire aux
laborantins qui manipulent des produits chimiques, la prime de transport ainsi
que la prime de service permanent.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : Amine L
Source : www.lequotidien-oran.com