Comme chaque année depuis des années - plus précisément depuis les premières assises nationales et internationales sur le tourisme en 2008 - le débat sur la problématique de la mise en application de la politique du tourisme a été relancé par les exploitants hôteliers à l'occasion d'une rencontre nationale, en présence de Smaïl Mimoune, ministre du secteur, qui a eu lieu la semaine dernière à Oran. Et à bien entendre ces spécialistes de l'industrie hôtelière en attente de réhabilitation, les pouvoirs publics tiennent un langage hypocrite puisque les engagements pour la mise en place des outils de relance du secteur touristique dans le cadre de la stratégie de développement du secteur à l'horizon 2025 n'ont pas été tenus et que les opérateurs restent confrontés aux mêmes contraintes insurmontables : manque de financement, obstacles dans la régularisation des terrains, problématique de mise à niveau des établissements hôteliers, problèmes dans le développement du transport aérien, lourdeurs bureaucratiques. Soit les mêmes préoccupations que les exploitants hôteliers ont toujours exprimées pour justifier l'incapacité de l'industrie hôtelière à faire de la «Destination Algérie» une réalité palpable.Et il semble bien que les assurances de Smaïl Mimoune à propos des banques spécialisées dans le financement des investissements et les pourparlers avec le ministère du Tourisme et les hôteliers n'aient pas totalement apaisé les craintes des opérateurs qui disent espérer des «actes concrets» à même de débarrasser le tourisme de ses multiples entraves. D'ailleurs, preuve de leur désir d'aller dans le sens de la relance du tourisme mais aussi de leur détermination à se battre contre les obstacles, ils se sont groupés dans une fédération nationale qui, comme toute autre fédération, aura pour charge non seulement de porter les préoccupations de l'ensemble de la corporation mais aussi d''uvrer à la promotion d'un secteur qui mérite mieux.Au regard de l'ampleur de la tâche qui attend tous les acteurs pour remettre de l'ordre dans un tourisme délaissé des décennies durant, ce n'est sans doute pas demain que les énormes atouts touristiques algériens seront mis en valeur et que les touristes afflueront par dizaines de millions sur cette «Perle du Maghreb» ; en tous les cas, certainement pas cette année. Et il en est même qui, pessimistes ou réalistes, doutent que l'on soit au rendez-vous en 2025.
Il est tellement dur de se défaire des vieux réflexes !
S. O. A
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Samir Ould Ali
Source : www.latribune-online.com