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La défection syrienne suscite des interrogations FESTIVAL D'ORAN DU FILM ARABE



La défection syrienne suscite des interrogations                                    FESTIVAL D'ORAN DU FILM ARABE
Le Responsable de la communication du festival a vite fait de se rétracter dans ses déclarations pour expliquer que «plusieurs films ont accusé des retards dans le montage».
Le Responsable de la communication du festival a vite fait de se rétracter dans ses déclarations pour expliquer que «plusieurs films ont accusé des retards dans le montage».
La 6e édition du Festival d'Oran du film arabe, dont le coup d'envoi a été donné hier à Oran, se tient dans un contexte particulier qui risque de faire tache d'huile étant donné que le festival est marqué par la «défection» constatée d'illustres films syriens, notamment ceux qui ont été réalisés dans le but de faire allégeance au système politique actuel de la Syrie.
D'autant que les Syriens ont, depuis la première édition, été habitués à se présenter en force dans le festival. Une polémique, basée sur des questionnements intrigants basés sur des lectures aussi bien variées que multiples, est donc lancée par l'ensemble des participants et des journalistes.
Dans leur rencontre avec les journalistes, tenue hier au Théâtre régional Abdelkader-Alloula, les organisateurs du festival, à leur tête les membres du commissariat, ont, tout en tenant à éviter à s'aventurer dans la chose politique, tempéré les ardeurs expliquant que la défection constatée des Syriens ne relève pas de leur responsabilité.
«Des films devant être mis en compétition, n'ont pas été présentés à temps», a affirmé le responsable de la communication du festival, Bouziane Benachour. Ce dernier, qui a bel et bien expliqué que «le comité en charge de présélection a été souverain dans le choix des films à mettre en compétition», a vite fait de se rétracter dans ses déclarations pour affirmer que «plusieurs films ont accusé des retards dans leur montage». «On ne peut pas refuser la participation d'un réalisateur syrien, Mellas, connu pour ses films haut de gamme», a ajouté Bouziane Benachour.
D'autres lacunes ont été soulevées comme l'absence du film Myriam. «Le film n'est pas retiré», a-t-on indiqué avant d'expliquer que «le problème posé est celui du déplacement de son réalisateur».
Sur un autre registre, force est de constater que le nombre de films de courts métrages mis en compétition est dérisoire comparativement aux éditions précédentes. Là encore, les explications ne manquent pas.
La commissaire du festival, Mme Moussaoui Rabéa, a indiqué que «la perspective envisagée est portée sur le choix de films de qualité» ajoutant que «des films, dont la réalisation dépasse deux années, ont été exclus».
Globalement, ce sont 13 films de longs métrages, 14 autres courts métrages et 10 autres films documentaires qui ont été retenus sur les 117 films qui ont été proposés.
Le film réalisé en hommage au martyr, Ahmed Zabana, ne sera pas mis en compétition. Encore une fois, les responsables du commissariat estiment avoir vu juste en prenant une telle mesure étant donné que le long métrage de Saïd Ould Khalifa a été projeté dans les salles de cinéma d'Oran tandis que son producteur, Leith Production, fait partie du comité de présélection.
Le Festival d'Oran revêt une caractéristique exceptionnelle en se singularisant cette année par la tenue de plusieurs activités parallèles.
En plus du cocktail rétrospectif cinématographique sur les 50 années de l'indépendance présenté par le Centre national cinématographique, la 6e édition s'ouvre sur la cause palestinienne, en particulier le militantisme féminin palestinien. Le film est réalisé par Abdessalam Chahada.
Ce n'est pas tout, la 6e édition, qui est placée sous la présidence d'honneur de Bejaoui Ahmed, se veut être une occasion pour honorer plusieurs artistes et hommes de cinéma algériens.
La formation semble constituer l'un des objectifs principaux tant recherchés aussi bien par le ministère de la Culture que par les membres du commissariat. Les organisateurs du Fofa le diront explicitement.
L'expérience fructueuse, instaurée l'année dernière par les frères Traidia est à rééditer cette année. Ces deux derniers assumeront la formation accélérée des jeunes férus du cinéma.
Dans le même chapitre, l'Université d'Oran, par le biais du Centre de recherche anthropologique, le Crasc, se met de la partie en abritant des tables rondes et un colloque dédié exclusivement au 7e art.
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