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La déclaration du 1er Novembre fait consensus sur fond de divergence



Que peut vouloir dire cette propension des partis politiques, toutes tendances confondues, à se réclamer des principes de la Révolution ' Dans cette campagne pour les législatives, islamistes ou démocrates, nouveaux ou anciens, tous se disent s'inspirer de la déclaration du 1er Novembre 1954. Hier, sur les ondes de la Radio nationale, le représentant de l'ANR est allé jusqu'à se réclamer du congrès de la Soummam. Mais chacun, en réalité, y va de sa lecture en interprétant ce texte qui fonde le nationalisme algérien selon qu'il est de telle ou telle chapelle. Le passage de la déclaration qui met l'accent sur «la restauration de l'Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques» est celui qui est cité le plus. Les islamistes mettent en avant les «principes islamiques» alors que les démocrates insistent sur l'expression «démocratique et social». Plus globalement ces élections sont mises sous la symbolique de la rupture avec le passé, et le chef de l'Etat lui-même a appelé à la participation massive afin de provoquer un second «premier Novembre». Mais alors qu'il est de bon ton d'écouter le pouvoir se revendiquer de la légitimité révolutionnaire, chose qu'il a toujours faite, il n'en est pas de même pour l'opposition dont on peut légitimement attendre qu'elle innove sur le plan du discours. S'approprier comme cela la rhétorique du pouvoir qui, du fait qu'il en en a usé et abusé, est de nature à faire passer aux yeux de beaucoup ce discours comme la preuve qu'on n'a pas de programme politique à faire valoir. C'est pourquoi les partis politiques auront tout à gagner en forgeant leur propre discours au lieu de remuer dans des référents historiques qui appartiennent à la mémoire collective. Leurs thèses, si tant qu'ils en ont une, devraient plutôt s'adosser à des théorisations du cru et se suffire à leurs propres référents sans devoir les attribuer comme à rebours à un ancêtre mythique. Le citoyen algérien n'est pas dupe, il comprend parfaitement que le candidat islamiste, berbériste ou démocrate cherche à travers la convocation de la déclaration du 1er Novembre à légitimer ses prétentions. Il y perçoit peut être un manque de courage politique à assumer des choix clairement exprimés. Car on voit très bien que tel leader, après avoir encensé la révolution du premier Novembre, passer à ce qu'il maîtrise le mieux, en insistant d'une manière particulière sur les principes religieux, en jurant sur le Coran et en décrétant telle chose halal, telle autre haram. En outre on a vu tel autre leader
«nationaliste», réclamer de l'argent aux autorités publiques afin de pouvoir s'opposer à elles dans les meilleures conditions possibles. Pourtant, il serait plus simple et plus intéressant que les formations politiques en quête des suffrages des citoyens, donnent la preuve de leur santé doctrinale en puisant dans les référents connus de la science politique dont du reste, elles peuvent adapter la philosophie à la réalité algérienne. Concernant la plupart d'entre ces formations, on ne sait rien de leur positionnement par rapport à ces repères classiques que sont le socialisme, le libéralisme et le communisme. Au regard de ce qu'on vient de dire, force est d'admettre que la plupart des partis n'ont pas de notions assez suffisantes sur la politique.
Que peut vouloir dire cette propension des partis politiques, toutes tendances confondues, à se réclamer des principes de la Révolution ' Dans cette campagne pour les législatives, islamistes ou démocrates, nouveaux ou anciens, tous se disent s'inspirer de la déclaration du 1er Novembre 1954. Hier, sur les ondes de la Radio nationale, le représentant de l'ANR est allé jusqu'à se réclamer du congrès de la Soummam. Mais chacun, en réalité, y va de sa lecture en interprétant ce texte qui fonde le nationalisme algérien selon qu'il est de telle ou telle chapelle. Le passage de la déclaration qui met l'accent sur «la restauration de l'Etat algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques» est celui qui est cité le plus. Les islamistes mettent en avant les «principes islamiques» alors que les démocrates insistent sur l'expression «démocratique et social». Plus globalement ces élections sont mises sous la symbolique de la rupture avec le passé, et le chef de l'Etat lui-même a appelé à la participation massive afin de provoquer un second «premier Novembre». Mais alors qu'il est de bon ton d'écouter le pouvoir se revendiquer de la légitimité révolutionnaire, chose qu'il a toujours faite, il n'en est pas de même pour l'opposition dont on peut légitimement attendre qu'elle innove sur le plan du discours. S'approprier comme cela la rhétorique du pouvoir qui, du fait qu'il en en a usé et abusé, est de nature à faire passer aux yeux de beaucoup ce discours comme la preuve qu'on n'a pas de programme politique à faire valoir. C'est pourquoi les partis politiques auront tout à gagner en forgeant leur propre discours au lieu de remuer dans des référents historiques qui appartiennent à la mémoire collective. Leurs thèses, si tant qu'ils en ont une, devraient plutôt s'adosser à des théorisations du cru et se suffire à leurs propres référents sans devoir les attribuer comme à rebours à un ancêtre mythique. Le citoyen algérien n'est pas dupe, il comprend parfaitement que le candidat islamiste, berbériste ou démocrate cherche à travers la convocation de la déclaration du 1er Novembre à légitimer ses prétentions. Il y perçoit peut être un manque de courage politique à assumer des choix clairement exprimés. Car on voit très bien que tel leader, après avoir encensé la révolution du premier Novembre, passer à ce qu'il maîtrise le mieux, en insistant d'une manière particulière sur les principes religieux, en jurant sur le Coran et en décrétant telle chose halal, telle autre haram. En outre on a vu tel autre leader
«nationaliste», réclamer de l'argent aux autorités publiques afin de pouvoir s'opposer à elles dans les meilleures conditions possibles. Pourtant, il serait plus simple et plus intéressant que les formations politiques en quête des suffrages des citoyens, donnent la preuve de leur santé doctrinale en puisant dans les référents connus de la science politique dont du reste, elles peuvent adapter la philosophie à la réalité algérienne. Concernant la plupart d'entre ces formations, on ne sait rien de leur positionnement par rapport à ces repères classiques que sont le socialisme, le libéralisme et le communisme. Au regard de ce qu'on vient de dire, force est d'admettre que la plupart des partis n'ont pas de notions assez suffisantes sur la politique.


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