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La critique Nord-Sud vue par les Arabes Espace Abderrahmane Bouguermouh



La critique Nord-Sud vue par les Arabes Espace Abderrahmane Bouguermouh
Pour l'ensemble des spécialistes du 7e art présent mercredi dernier à l'espace « Diwan Abderrahmane Bouguermouh » au Centre des conventions « Meridien », Oran, la critique est en crise vu qu'il existe peu de critiques dans le monde maghrébin et arabe. Pour eux, certains critiques s'inspirent de la critique française ou américaine alors que d'autres abordent une approche thématique sur le contenu des films. Il convient de parler d'une critique générique : un courant encourage le cinéma populaire et un autre le cinéma d'auteurs. Les cinéastes du Sud attendent des critiques qu'ils les accompagnent avec des analyses positives. Les films sont d'abord vus en Occident avant de venir en Afrique, avec la portée d'analyse et d'appréciation du Nord. Ils concluent : « La critique est défini comme prolonger le choc de l''uvre d'art dans l'intelligence du public ». Autre thème débattu, la critique au cinéma, son rôle et sa relation avec le 7e art et le public, autant que sa place dans le monde de la presse et sa contribution à l'amélioration de la qualité des productions cinématographiques. Cinéastes, scénaristes et critiques ont abordé la relation qui devrait exister entre le cinéma en tant qu'art, le critique de cinéma et le public. Selon eux, cette relation est actuellement compliquée en Algérie, chaque partie faisant face, pour diverses raisons, à une multitude de contraintes. Pour ces professionnels, le critique de cinéma doit d'abord être un amoureux et un passionné des salles obscures afin qu'il puisse publier des articles de qualité et, par conséquent, éviter de tomber dans le piège de la critique subjective. Pour eux, le critique de cinéma doit être un cinéphile par excellence. Il doit côtoyer les cinéastes et assister aux projections de films aussi bien qu'aux débats afin de rédiger des articles complets et non plus se limiter aux seules informations fournies dans les fiches techniques et se contenter de raconter le film. Selon les professionnels du métier comme le critique koweïtien Nader El Kenna, « avant de parler d'une critique de cinéma, il faut d'abord asseoir une véritable production cinématographique. » D'autres spécialistes algériens comme Hassan Benzerari qualifie la critique de cinéma en Algérie de pervertie, il a pointé du doigt la diffusion massive de téléfilms et autres feuilletons télévisés, au détriment du grand cinéma. D'autres réalisateurs préférant garder l'anonymat ont exprimé leur grand étonnement devant le non professionnalisme de certains journalistes « qui n'ont même pas vu les films et qui viennent poser des questions ! Comment pouvons-nous leur répondre ' ». Pour beaucoup, le rôle du critique ne consiste pas à ruiner la carrière d'un film ou d'un cinéaste. La critique de cinéma doit exprimer la perception du public, d'où l'intérêt d'une relation solide entre le critique, le public et le cinéma. Un cinéma sans public est comme un corps sans âme.
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