Les explications ne manquent pas, des responsables de Naftal indiquent que «la pénurie est provoquée par la forte demande et les trafiquants de carburant».La crise du carburant n'est pas près de lâcher de sitôt les automobilistes des wilayas de la partie ouest du pays en particulier ceux de la wilaya d'Oran. La pénurie est donc encore loin de relever de l'histoire ancienne en dépit des assurances des responsables de Naftal qui ont indiqué tout récemment que «la situation est maîtrisable». Que nenni. Un peu partout dans les stations d'essence de la ville d'Oran, le même constat est perceptible. En effet, d'énormes files d'attente se constituent à longueur de journé et cela dure depuis plus de trois jours.
Les populations locales appréhendent la complication de la situation étant donné que le carburant se fait toujours rare. «La situation de distribution du carburant s'est rétablie samedi dernier à Oran», ont affirmé des responsables du secteur. «Les perturbations relevées, notamment vendredi ne sont aucunement une source d'inquiétude», a rassuré une source responsable au District carburant Oran Naftal en garantissant que les stocks des dépôts d'approvisionnement se trouvent à un niveau «réconfortant». Cette rareté n'est pas un fait du hasard. «Pour sa maintenance annuelle, la raffinerie d'Arzew est à l'arrêt pour la période allant du 1er septembre au 1er octobre prochain», a-t-on appris. Et d'ajouter que «les bateaux transportant le carburant d'importation sont en retard». Sont cela, les raisons principales de la disette qui est contre toute attente inscrite dans la durée' «Les stocks du carburant sont disponibles en quantité suffisante pour ravitailler tous les dépôts de distribution de Naftal de toute la région ouest et sud-ouest du pays», a-t-on expliqué. Une telle déclaration a vite fait d'être réfutée en bloc par plusieurs propriétaires de stations de carburant qui déclarent tout en s'interrogeant: «Que signifient donc les longues files d'attente qui se forment à longueur de journée dans nos stations' Et d'ajouter que «plusieurs autres ont brutalement fermé vu le manque d'approvisionnement». Là encore, les explications ne manquent pas, notamment du côté des responsables de Naftal qui ont indiqué que «la pénurie est provoquée par la forte demande».
L'enjeu est contre toute attente majeure, le trafic de carburant, connu sous l'appellation de hallaba, semble s'étendre à Oran. Tout a commencé lorsque la wilaya de Tlemcen a décidé courageusement de limiter l'approvisionnement en carburant en le fixant à 500 DA pour les véhicules légers et 2 000 DA pour les camions et bus de transport en commun, la finalité recherchée étant de couper l'herbe sous les pieds des trafiquants de carburants qui alimentent leurs «homologues» marocains.
La résolution est comme un coup d'épée dans l'eau, étant donné qu'elle n'a pas servi de modèle de gestion pour les wilayas avoisinantes comme Oran, Aïn Témouchent et Sidi Bel Abbès.
C'est pourquoi, le phénomène des hallaba a vite fait d'asseoir sa logique dans les wilayas où leurs responsables n'ont pas agi aux fins de serrer l'étau sur les nouveaux terroristes qui continuent à asséner des coups durs à l'économie nationale en «exportant» le carburant algérien vers le Royaume du Maroc. «Chaque jour, nous ravitaillons des dizaines de voitures qui ont de grands réservoirs, la majeure partie de ces véhicules sont immatriculées dans la wilaya de Tlemcen dont principalement la localité frontalière de Maghnia», a reconnu un agent exerçant dans une station-service domiciliée à l'est de la ville d'Oran. La pénurie dans la région n'est pas première dans son genre. Plus d'un se demande où est le bout du tunnel'
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Wahib AïT OUAKLI
Source : www.lexpressiondz.com