Oran - Revue de Presse

La crise de la pomme de terre s’éternise



Les deux prochains mois seront décisifs Quelques timides opérations d’importation de pomme de terre ont été enregistrées ces dernières semaines, à partir de pays étrangers, comme le lointain Canada, ou encore d’Europe et plus précisément de Belgique. Ces opérations ont été enregistrées au niveau des ports d’Oran et de Mostaganem, mais aucun organisme officiel, n’est à l’heure habilité à préciser la destination, de ce produit devenu tellement sensible durant ces deux dernières années. Le marché local de la wilaya d’Oran connaît, à l’instar des autres marchés du pays, les mêmes perturbations d’approvisionnement d’où les prix élevés constatés au niveau des différents étalages de fruits et légumes. Ceci en l’absence de toute autorité de régulation à même d’imposer un seuil minimal, valable même pour un libre marché où le prix du produit est fixé naturellement par le système tant connu de l’offre et de la demande. Au niveau de la direction régionale du commerce d’Oran, encore moins du côté de la direction de l’agriculture, aucune disposition précise concernant la pomme de terre n’est venue jusqu’à présent apporter une quelconque information sur le règlement de cette crise. Selon le premier responsable de la direction du commerce, la réglementation actuellement en vigueur, reste valable aussi bien pour la pomme de terre que pour tout autre produit venant de l’étranger. Le contrôle phytosanitaire est exigé et effectué par les services compétents avant toute entrée sur le sol national. Ceci accompagné, bien sûr, par les normes habituellement requises par les services de la direction du commerce, à savoir les trois règles, du produit loyal, marchand et sain. A une échelle de décisions plus élevée, le règlement de la crise relative à la pomme de terre, passe par les seules dispositions gouvernementales mises sur pied pour une durée de deux mois et qui consistent en la suppression des taxes douanières et un rabattement de la TVA, pour influer directement sur le prix de revient, qui permettra d’avoir sur le marché une pomme de terre à un prix beaucoup plus raisonnable que l’actuel, mais que personne ne peut encore avancer. Cette durée transitoire, limitée à deux mois, tient tout de même compte, comme on tient à le préciser, à ne pas mettre en difficulté de nombreux agriculteurs, dont le prix de revient est souvent la cause de certaines hausses avec, d’un autre côté, les productions locales de pomme de terre attendues, selon certains spécialistes, à partir de la fin du mois de novembre, voire vers la fin de l’année. Le marché étant ouvert, aucune précision ne permet de connaître le nombre réel d’opérateurs pouvant intervenir dans les opérations d’importation, du fait qu’un filtrage naturel se fait du fait qu’en dehors du volet financier important, la pomme de terre étant un produit sensible qui répond comme tous les produits cultivables à des spécificités, connues par les seuls professionnels, il serait difficile à des spéculateurs de s’aventurer sur un terrain aussi sensible.
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